Pédaler 100 miles à 50 ans
J’imagine que c’était inévitable. Malgré mes efforts pour ralentir l’orbite de notre planète autour du Soleil en utilisant la force de mon esprit, j’ai malgré tout eu 50 ans.
Et comment pensez-vous que j’ai fêté mon demi-siècle? J’ai enfourché ma bicyclette et j’ai pédalé mon premier «century» (siècle, en anglais). Pour les non-initiés, un «century» est ce que les cyclistes appellent une randonnée d’une distance de 100 miles (162 kilomètres), soit l’équivalent cycliste d’un marathon.
Bien fixer ses objectifs
L’atteinte de mon objectif lors de mon 50e anniversaire de naissance m’a appris énormément de choses sur le processus de sélection et d’atteinte des objectifs. Celui de rouler 100 miles m’a demandé presque 20 ans de travail et d’entraînement, et il a pris forme le jour où j’ai décidé de m’acheter une bicyclette.
Je me souviens encore de ma joie lorsque j’ai effectué ma première «longue» randonnée… de 12 kilomètres! Ensuite, j’ai fait des randonnées de 20, de 30, de 50 km, puis mon premier Tour de l’île de 67 km.
Il y a 12 ans, j’ai décidé de pédaler 100 km à chacun de mes anniversaires. Le symbolisme associé à cet événement me motivait encore plus. Puis, il y a quatre ans, j’ai commencé à envisager de pédaler 100 miles pour mes 50 ans. C’était dur à imaginer lorsque je considérais comment je me sentais après seulement la moitié de cette distance (81 km)!
Néanmoins, j’ai travaillé fort tout l’été, m’habituant petit à petit grâce à plusieurs longues randonnées de 100 à 130 kilomètres. J’ai également averti les membres de ma famille, mes amis et mes connaissances de mes intentions. Ainsi, je me serais senti bien trop gêné d’abandonner en cours de route. Le jour J, j’ai enduré une véritable agonie. Mais peu importe, car j’ai réussi. Je me suis même permis un sprint durant le dernier kilomètre!
Planifier son trajet
Nous avons tous des objectifs. Être en forme, devenir riche, terminer ses études, voyager, etc. Le problème de la plupart de ces objectifs, c’est qu’ils sont trop imposants pour être atteints en une seule étape. Il est facile de rêver, mais à moins de planifier un trajet comportant plusieurs étapes intermédiaires accessibles, la destination finale ne sera jamais atteinte.
J’aime bien imaginer les étapes du trajet comme s’il s’agissait de grimper une échelle installée sur un terrain sablonneux. À chaque barreau atteint, l’échelle s’enfonce doucement dans le sol. Une fois le terrain revenu à niveau, la prochaine étape n’est qu’un échelon plus haut.
Si en ne se concentrant que sur le haut de l’échelle, plus d’un serait découragé des efforts à fournir pour atteindre l’objectif. Par contre, si nous attendons de nous rapprocher de la prochaine étape en maîtrisant bien la précédente, cela devient tout à coup beaucoup plus facile!
Fixez-vous toujours des objectifs atteignables, symboliques et plaisants. Vous serez surpris de voir où cela pourra vous mener.
Pour ma part, après avoir atteint mon objectif pour mon 50e anniversaire, je pense déjà à fixer le prochain. Mais je crois que pour mon 51e anniversaire, je vais opter pour un objectif un peu plus modeste. D’ici là, j’espère être en mesure de m’asseoir à nouveau!