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De saines habitudes à l'école

Malgré l’amélioration des services alimentaires, il reste encore du chemin à faire sur le plan de l’activité physique.

Depuis la rentrée, toutes les commissions scolaires doivent se soumettre à une politique de saines habitudes de vie. Une politique qui se traduit par une transformation radicale des cafétérias scolaires – élimination de la friture, augmentation de l’offre de fruits et de légumes, choix d’aliments santé – et par une incitation à l’effort physique.

Si l’intention est louable, il faut quand même reconnaître que le gouvernement a été à la remorque des commissions scolaires de l’île de Montréal. Ces dernières ont depuis plusieurs décennies adopté des politiques similaires qui, dans bien des cas, vont plus loin que la politique québécoise.

Trois décennies d’efforts
«Ça fait au moins 30 ans que la Commission scolaire de Montréal (CSDM) a mis en place une politique de saines habitudes de vie», explique Claire Pelletier, directrice adjointe des services corporatifs. Une politique qui, dès le début, a imposé aux élèves des changements alimentaires.
À l’époque, le geste de la CSDM s’inscrivait dans une lutte contre l’obésité et la mauvaise alimentation. Une situation qui était préoccupante dans les milieux défavorisés de l’île.

La mesure a été rapidement imitée par les autres commissions scolaires montréalaises, qui employaient elles aussi, et contrairement aux autres commissions québécoises, des diététistes.
«La mise en place n’a pas été difficile, explique Marie Gibeau, directrice adjointe aux services complémentaires et d’adaptation à la commission scolaire Marguerite-Bourgeoys. Notre CS a été créée à partir de la fusion de plusieurs commissions scolaires de l’ouest de l’île. Or, certaines d’entre elles avaient déjà de telles politiques. À partir de celles-ci, nous en avons concocté une, que nous avons appliquée à toutes nos écoles.»

Encore du chemin à faire
Si l’aspect alimentaire est un franc succès, ce n’est pas encore le cas du volet activité physique, qui tarde à  se mettre en branle. Si certaines commissions scolaires ne sont pas encore prêtes, d’autres, comme la CSDM, l’expérimentent sur une base volontaire.

«Pour l’instant, ce sont les écoles qui nous expriment leurs besoins», souligne pour sa part Marie Hélène Guimont, conseillère pédagogique en éducation physique et en santé à la CSDM pour le plan Bouge une heure par jour. Mais la situation est loin d’inquiéter Marie Gibeau, qui considère que ce volet devrait être effectif très bientôt.

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