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Hépatite C : Une maladie qui se guérit

Trop de médecins et de patients l’ignorent, mais l’hépatite C se guérit. Sans le savoir, Laurence Mersilian a été porteuse du virus pendant 20 ans. Aujourd’hui, elle est complètement guérie.

Impliquée dans sa communauté depuis sa guérison, Mme Mersilian a fondé le Centre Associatif Polyvalent d’Aide Hépatite C (CAPAHC). La méconnaissance du pu­blic face au virus, les risques de transmission, l’isolement – elle connaît.

Son histoire commence en décembre 2001, alors qu’elle est diagnostiquée comme étant porteuse du virus. Les examens montrent qu’elle a contracté la maladie 20 ans plus tôt. La raison : une transfusion sanguine mal effectuée au cours de la naissance par césarienne de son deu­xième fils.

Néanmoins, la dame se compte chanceuse dans sa malchance. «Je n’ai pas eu de difficultés de vie quand j’ai appris la nouvelle, car je travaillais déjà avec des gens porteurs du VIH et j’ai étudié la médecine», soutient cette mère de trois enfants.

Après avoir subi un traitement Pegetron pendant un an, entièrement couvert par l’assurance maladie, Mme Mersilian a vaincu l’hépatite C.

Une mode inquiétante

La mode des tatouages et  des perçages chez les jeunes l’inquiète. Il faut dire que la «maladie silencieuse» se transmet par le sang et si les instruments ne sont pas bien stérilisés, il y a risque de contamination. Malgré tout, les utilisateurs de drogue injectables restent les plus touchés par le virus.   

Fatigue, épuisement et jaunisse sont des symptômes qui peuvent apparaître, mais souvent les porteurs ne voient pas ces signes avant plusieurs années.     

S’il est possible de passer un test de dépistage du virus dans les CLSC, «le soutien et le support aux patients restent à travailler», affirme la Mont­réalaise. Au moins, la guérison, grâce à des injections et à des comprimés, existe.

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