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Pagayer pour combattre le cancer

S’il est un sport qui est de plus en plus associé à la cause du cancer du sein, c’est bien le bateau dragon. Ce sport nautique chinois millénaire compte à Montréal plus de 35 équipes, dont au moins 3 sont composées en totalité ou en partie de femmes ayant survécu à un cancer du sein.

C’est à Vancouver, à la fin des années 1990, qu’est apparue la première équipe de ce type. Un professeur de l’Uni­versité de British Columbia, Catherine Sabiston, qui s’intéressait à cette maladie qui touche 23 000 Canadiennes par an, pensait que ce sport serait une activité parfaite pour les femmes sortant de traitement.

«Le bateau dragon, ça renforce les muscles là où ça peut enfler», indique Isabel Pereira, présidente de l’équipe Le Pouvoir du Dragon, en montrant une zone située sous l’aisselle. Une femme ayant eu un cancer du sein droit pagayera de préférence du côté gauche de l’embarcation pour faire travailler la zone sensible en priorité.

«L’exercice est idéal pour contrer la maladie, mais la camaraderie et le soutien émotionnel qu’on peut retrouver dans l’équipe, comptent aussi beaucoup», ajoute Sue Hambling, 57 ans, qui a reçu son diagnostic de cancer en avril 2006.

De l’importance du sport
«Il y a 10 ans, on pensait qu’une personne atteinte de cancer ne devait pas s’adonner à des activités physiques et surtout ne pas exercer le haut du corps», expliquait Mme Sa­bis­ton, lors de la publication de son étude, l’année dernière. En plus du bienfait corporel que procure l’activité physique, le côté socialisant de ce sport «aide les femmes à compenser le stress qu’elles connaissent normalement pendant leur guérison».

Malheureusement, ladite guérison n’est pas toujours au rendez-vous. Même si les statistiques s’améliorent, le taux de décès est de 22 %. «Nous, on a été chanceuses, on ne recense que deux décès en cinq ans», se félicite Sally Saskin, 81 ans, la pagayeuse la plus âgée de l’équipe.

La particularité de l’équipe du Pouvoir du Dragon, c’est qu’elle est composée de survivantes, mais aussi d’aidantes naturelles et d’infirmières. «C’est ça qui m’a attirée vers cette équipe, car elle représente les deux côtés de la bataille pour vaincre la maladie», confie Jasmin Malka, 35 ans, qui a reçu un diagnostic de cancer des deux seins, à 27 ans, puis à 30 ans.

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