La leçon des bonobos
Une scientifique établie aux États-Unis qui étudie les bonobos, une espèce de singes nains proche des chimpanzés, a découvert que le fameux slogan «Faites l’amour, pas la guerre» pourrait avoir une signification géopolitique fondamentale. Les bonobos partagent près de 99 % de l’ADN humain, mais ils vivent dans une harmonie totale, principalement parce qu’ils sont trop occupés à faire l’amour pour se mettre en colère contre quoi que ce soit. Entrevue avec Vanessa Woods à son retour de la République démocratique du Congo, où elle effectuait des travaux sur le terrain.
Quel enseignement pouvons-nous tirer des bonobos?
Ce qu’ils ont de plus important à nous apprendre, c’est comment vivre dans la paix. La physiologie, la biochimie et la psychologie des bonobos sont programmées pour éviter la violence. Le fait qu’ils ont recours aux relations sexuelles comme mécanisme d’atténuation de la tension n’est pas pertinent. Nous devons étudier les bonobos et trouver notre propre mécanisme. Ils partagent 98,7 % de notre ADN. Qu’y a-t-il dans ce 1,3 % pour qu’ils soient ainsi?
Pourquoi en savons-nous si peu sur eux, bien qu’ils soient nos plus proches parents?
En partie parce que les bonobos sont rares. De plus, ils vivent seulement dans un pays, lequel a été le théâtre de la guerre la plus sanglante depuis la Deuxième Guerre mondiale. C’est aussi parce que les politiciens, les scientifiques et les médias essaient de toutes leurs forces de faire croire qu’ils n’existent pas. Les bonobos ont des relations sexuelles homosexuelles. Pour ces singes, les relations sexuelles sont un mécanisme servant à réduire la tension. Et il est impossible de parler de deux femelles qui se frottent le clitoris jusqu’à ce qu’elles aient un orgasme dans des documentaires ou des cours sur la création intelligente, ou à des tranches de population de droite.