Ahuntsic-Cartierville

Un nouveau directeur pour le CLIC

Un nouveau directeur pour le CLIC
Photo: Amine Esseghir/Courrier AhuntsicBertrand Pouyet assure la direction du CLIC Bordeaux-Cartierville avec l’appui de Marion Chuniaud et Lou Delestre.

Bertrand Pouyet a pris les commandes de la table de concertation de Bordeaux-Cartierville le 25 mars en remplacement de Nathalie Fortin. Employé depuis sept ans par le Conseil local des intervenants communautaires (CLIC) de Bordeaux-Cartierville, M. Pouyet n’arrive pas en terre inconnue.

M. Pouyet était chargé de projet pour la zone de Revitalisation urbaine intégrée (RUI) de Bordeaux-Cartierville. Dans ce secteur de 800 000m2, situé entre les boulevards Gouin Ouest et Henri-Bourassa et les rues Grenet et Cousineau, se concentre insalubrité, pauvreté, isolement et vieillesse. «En travaillant sur la RUI, j’ai pu connaître les acteurs locaux et tisser des liens avec tous ceux qui œuvrent à l’amélioration de la qualité de vie des résidents», indique-t-il.

Il considère que cette connaissance fine des gens et des enjeux du quartier est un atout certain alors que le CLIC est en train d’élaborer sa nouvelle planification stratégique pour les années à venir. Un chantier lancé avant le départ de l’ancienne directrice Nathalie Fortin.

«Je m’inscris dans la continuité, reconnait M. Pouyet. On avait travaillé, collectivement sur la planification avant que Nathalie s’en aille nous poursuivons, le travail engagé.» Le plan doit être fin prêt en septembre.

Même si ses missions sont importantes, le CLIC ne dispose que de trois employés. Outre M. Pouyet, Marion Chuniaud et Lou Delestre animent cette table de quartier qui regroupe 85 membres, dont une cinquantaine d’organismes communautaires.

«Heureusement, nous avons l’appui du Conseil d’administration et des membres, relève le nouveau directeur. Si nous n’étions que trois, ce serait très compliqué.»

Missions
Au-delà de la planification stratégique, le quartier aura aussi bientôt son centre communautaire. «Je commence à prendre en main ce dossier. C’est un grand chantier et ça avance maintenant», observe-t-il.

S’il prend les rênes du CLIC, cela ne signifie pas qu’il abandonne le dossier RUI. «La priorité demeure la salubrité», dit-il. Ce secteur a souvent défrayé la chronique à cause de ses logements inhabitables infestés de moisissures.

Le directeur du CLIC a aussi la tâche de représenter le quartier. Bordeaux-Cartierville a toujours eu besoin d’être remis sur la carte en permanence. «C’est quelque chose de nouveau que je dois assimiler. Modestement, j’ai plein d’apprentissages à faire même si j’ai une connaissance des dossiers et des acteurs», convient-il.

Il assure que travailler dans la continuité demeurera toutefois la norme pour les mois, voire les quelques années à venir. «Je vais apporter ma signature, mais cela se fera petit à petit. Il n’y a pas actuellement de dossier dans lequel je me dis je vais le faire autrement.»