Ahuntsic-Cartierville

Bruit des avions : étendre la plainte à l’ouest

Bruit des avions : étendre la plainte à l’ouest
Photo: Felix O.J. Fournier/TC Media

Les Pollués de Montréal-Trudeau ont demandé à ce que des citoyens résidant à l’ouest de l’aéroport de Montréal soient concernés par leur recours collectif intenté contre Aéroports de Montréal, NAV Canada et Transport Canada.

L’avocat des Pollués, Me Gérard Samet a présenté le 14 mai une demande devant le juge pour élargir le groupe des plaignants contre le bruit des avions aux résidents de Lachine et des villes liées de Dorval, Pointe-Claire et Beaconsfield.

Des personnes vivant à l’ouest de l’aéroport Montréal-Trudeau ont contacté l’association et ont indiqué vivre les mêmes difficultés que leurs concitoyens vivant à l’est de l’aéroport.

Lorsque la demande de recours collectif a été autorisée, des résidents d’Ahuntsic, de Villeray, de Saint-Michel, de Saint-Laurent et de Mont-Royal étaient concernés. La juge avait indiqué alors un couloir très précis.

Les Pollués «n’ont jamais douté de cette réalité, mais en absence de stations de mesure dans cette partie de l’île et faute d’échos aux actions médiatiques entreprises, il était difficile d’inventer des preuves de cette situation», soulignent-ils dans un communiqué.

Par ailleurs, à l’occasion de cette rencontre, les Pollués ont demandé également l’allongement de la période durant laquelle les dommages étaient subis par les plaignants de fin 2016 à février 2019. Les demandes des Pollués ont été prises délibérées par la juge.

Le recours collectif intenté par les Pollués de Montréal-Trudeau a été autorisé par la Cour supérieure en avril 2018. Aéroports de Montréal, NAV Canada et Transport Canada devront prouver devant la justice que les activités de trafic aérien ne causent pas de préjudices aux plaignants.

Le recours devait demander d’abord à ce que les règles raisonnables notamment pour le vol des avions de nuit soient fixées par voie de justice.

Aéroports de Montréal (ADM), Nav Canada et Transport Canada doivent répondre maintenant à sept questions liées à la gestion du climat sonore et au respect des normes déterminées par l’Organisation mondiale de la santé.

S’ils sont jugés coupables, ils devront verser alors des dommages compensatoires aux plaignants. Aucune estimation n’a encore été présentée, mais cela pourrait concerner les coûts pour l’insonorisation de leur maison ou la perte de jouissance de leur jardin.