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15:25 11 novembre 2019

Le programme SNAP en quête de financement

Le programme SNAP en quête de financement
Photo: François Lemieux/Cités Nouvelles

Quelque 262 jeunes ayant des problèmes de comportement perturbateurs graves ont bénéficié du programme Stop, N’agis pas, Analyse et Planifie (SNAP) depuis cinq ans. Comme le financement du fédéral n’est pas renouvelé, le Centre Famille et Ressource de Pierrefonds lance un cri du cœur afin de trouver les fonds nécessaires pour poursuivre sa mission.

Offert gratuitement aux enfants de 6 à 11 ans ainsi qu’à leur famille, SNAP recevait jusqu’ici une enveloppe de 388 000$ par année. Les derniers groupes se termineront le 20 décembre.

Répartis sur 13 semaines, les ateliers visent à améliorer la régulation émotionnelle, la maîtrise de soi et la résolution de problèmes. Les jeunes ciblés souffrent notamment de trouble de déficit d’attention avec hyperactivité (TDAH).

C’est le cas de Félix. Le jeune résident de 8 ans de L’Île-Bizard a aussi un problème d’impulsivité et de colère. Avec ses parents Isabelle Johnson et son conjoint Jean-Louis Longpré, ils ont suivi le programme au printemps.

«On veut que les enfants comprennent ce que leur corps leur dit quand ils deviennent fatigués, qu’ils commencent à serrer les poings ou qu’ils se sentent embarrassés. On apprend à changer les pensées négatives et à faire un plan. On enseigne aussi à faire une pause, à taper du pied, compter les doigts et prendre un petit recul», précise la directrice administrative, Deborah Saint-Martin.

Aussi pour les parents
Développé en 1985 par l’Institut de développement de l’enfant, une organisation torontoise, SNAP s’est par la suite répandu à travers le pays et ailleurs dans le monde. Il sert aussi aux parents qui ne savent plus quoi faire ou dont la dynamique a peut-être besoin d’ajustement.

«On n’arrivait pas à s’entendre sur la façon de réagir. SNAP a permis de sauver mon couple, soutient Mme Johnson. Ç’a vraiment augmenté notre niveau de communication et d’entente. Ça nous a rassurés dans notre rôle de parents, qu’on était compétent pour gérer ça. Tous ces trucs qu’on est allé chercher, dont l’écoute active et quelques changements d’habitudes, sont applicables aussi avec nos autres enfants.»

Une étude effectuée par un chercheur de l’Université de Montréal conclut que 72% des parents comprennent mieux leur enfant après avoir complété le programme SNAP.

Besoins
Le Centre de la rue Colin a une liste d’attente de 70 familles.

«On essaie de rejoindre des fondations pour continuer un petit peu plus jusqu’à ce qu’on puisse avoir des fonds récurrents. On a fait des demandes auprès du fédéral pour renouveler, mais ça n’a pas été accepté», indique Mme Saint-Martin.

Des groupes de soutien sont aussi offerts pour les parents ayant des enfants de 0 à 5 ans ainsi qu’un camp de jour l’été.