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Déploiement des tests rapides de dépistage de COVID-19 dans les écoles primaires

Un élève présentant un test de dépistage rapide
Teenage boy hand shows rapid Coronavirus Covid-19 negative test device with negative test result. Photo: 123rf

Les commissions scolaires montréalaises ont bien reçu les tests rapides de dépistage de la COVID-19. Ce projet pilote mis en place à l’automne par le gouvernement est un outil supplémentaire dans le contrôle des infections en milieu scolaire. Il vise aussi à réduire la fermeture des classes lors de cas positifs.

Le projet pilote permet de dépister les élèves qui développent au cours de la journée des symptômes de la COVID-19.

Le dépistage d’un enfant symptomatique requiert cependant le consentement signé des parents au préalable.C’est un membre du personnel scolaire identifié et formé à cet effet qui effectue le dépistage avec le test PanbioMC.

Le test rapide se fait pendant les heures de classe et le résultat est obtenu après 15 minutes. Le prélèvement nasal est quant à lui moins profond que celui effectué dans un centre de dépistage (CDD).

Si le test est positif, l’enfant est isolé du reste de la classe. Ses parents doivent ensuite venir le chercher en vue d’un autre test dans un CDD. L’ensemble de la classe doit ensuite aller se faire tester en centre de dépistage.

«Avec l’élargissement des tests rapides, les autres élèves de la classe pourront être testés à l’école, durant les heures de classe, et ce, même s’ils ne présentent pas de symptômes, si et seulement si nous avons l’autorisation des parents», explique la directrice des services corporatifs, communications et secrétariat général au Centre de services scolaire de la Pointe-de-l’Île (CSSPI), Valérie Biron.

Les écoles du nord de l’île de Montréal ciblées par le projet

Le projet pilote concerne 11 écoles primaires de Montréal Nord dirigées par le CSSPI. Valérie Biron explique avoir reçu le nombre nécessaire de tests PanbioMC pour le déploiement progressif de cette nouvelle mesure.

«L’élargissement des tests rapides sera déployé dans certains secteurs cibles de Montréal et uniquement dans les écoles primaires, où les enfants de 5 à 11 n’ont pas encore accès au vaccin», ajoute-t-elle.

La commission scolaire English-Montreal (CSEM) dit aussi avoir reçu un nombre suffisant de tests pour le déploiement dans quatre de ses écoles. Le projet pilote concerne les écoles St.Raphael et Sinclair Laird dans Parc-Extension, Our Lady of Pompei dans Ahuntsic et Gerald McShane dans Montréal-Nord.

La commission scolaire de Montréal (CSDM) a reçu quant à elle 87 125 tests rapides pour dépister la COVID-19.  

«Toutes les écoles primaires ont reçu leurs tests de la COVID-19, explique le responsable des relations de presse de la CSDM, Alain Perron. Nous avons suffisamment de tests pour répondre à la demande.»

Des tests de dépistage rapide qui se faisaient attendre

Selon la présidente de l’Alliance des professeures et professeurs de Montréal, Catherine Beauvais-St-Pierre, les écoles de Montréal sont les «plus durement touchées par la pandémie de COVID-19».

«Le gouvernement est trop souvent à la remorque, dit-elle. Ça fait plus d’un an que ces tests de dépistage rapide sont demandés.»

Le rapport hebdomadaire de la Direction régionale de santé publique de Montréal sur les éclosions actives sur l’île de Montréal en date du 26 octobre dernier fait état de 102 éclosions actives. Sur l’ensemble de ces éclosions, on en compte 45 en milieu scolaire, soit 44% des éclosions au total.

Selon ce même rapport, le nombre d’éclosions a augmenté de cinq depuis le 19 octobre. En date du 26 octobre, sur les 585 cas de COVID-19 confirmés, 31% d’entre eux étaient dus aux éclosions dans les milieux scolaires.

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