Ahuntsic-Cartierville
15:51 20 avril 2021 | mise à jour le: 22 avril 2021 à 08:51 temps de lecture: 3 minutes

La transition écologique, un voisinage à la fois à Ahuntsic-Cartierville

La transition écologique, un voisinage à la fois à Ahuntsic-Cartierville
Photo: Collaboration spéciale/Elise-LezourPartage de jouets au parc Tolhurst

Neuf projets collaboratifs entre citoyens ont été mis en place dans le voisinage Tolhurst/Saint-Benoît, à Ahuntsic. Cela va du prêt d’outils ou de machines à coudre à la réparation de vélo en passant par la confection de pain. On veut briser le chacun pour soi et favoriser l’échange local.

«On voulait travailler beaucoup avec une population qui est considérée comme plus marginalisée», indique Maude Lapointe, coordinatrice des projets de transition chez l’organisme Solon-collectif.

Dans ce secteur, il y a le grand HLM Meunier-Tolhurst. Il y’a aussi l’OSBL de logements abordables les Habitations Nicolas-Viel. On y trouve également les appartements des quartiers modestes Place Meilleur et Terrasse Fleury.

Il y a une mixité sociale et une diversité dans le voisinage. Ici se mélangent des familles, notamment immigrantes et des personnes âgées. On rencontre aussi et des gens qui vivent des situations d’isolement ou des difficultés.

«Nous ne sommes pas là pour régler des problèmes de cohabitation. Mais on veut encourager les gens à rencontrer leurs voisins et développer des liens entre eux», prévient Mme Lapointe.

Pour elle, c’est une première étape pour favoriser des liens de confiance, une solidarité et une certaine convivialité.

«Nous voulions parler avec eux de transition sociale et écologique. Mais avant cela, on cherche à créer des liens afin de développer la solidarité et la résilience», souligne Mme Lapointe.

L’organisme veut développer des microprojets clés en main avec fourniture d’équipement et transfert des connaissances.

Première étape

Le projet Notre voisinage est unique à Montréal. Il a permis la mise en place de Notre voisinage raccommode. «Les gens apprennent des notions de couture et reçoivent une trousse de couture», illustre Mme Lapointe.

Il y’a aussi deux machines à coudre mutualisées qui se promènent entre les immeubles.

Avec Notre voisinage fait du pain, les participants apprennent à faire de la boulangerie. Solon-collectif fourni des moules ou de la farine et les gens se rejoignent en ligne.

Il y a aussi le partage d’objets, l’installation de boites à jouets dans le parc Tolhurst et la mise en place d’ateliers de réparation de vélos qui devraient bientôt voir le jour.

Le procédé est adapté de Participatory City Foundation, un ambitieux programme né en Grande-Bretagne en 2018 qui touche près de 1200 personnes. Il a permis de créer plus de 250 projets de voisinage réunissant une centaine de commerces et affaires dans le secteur de Barking et Dagenham, dans le nord-est de Londres.

«Notre démarche est plus modeste. Il y a près de 80 personnes inscrites dont la moitié participe activement aux projets», confie la coordinatrice chez Solon-collectif.

Le modèle britannique vise un développement communautaire avec la participation des membres des communautés socialement et économiquement défavorisées du secteur de Barking et Dagenham à Londres, en luttant notamment contre l’exclusion.

Solon-collectif pointe des projets beaucoup plus ambitieux de transition écologique comme le partage de remorque et de vélos, mais aussi de voitures entre particuliers pour notamment lutter contre l’auto solo.

Des démarches qui ne peuvent réussir sans instaurer la notion de confiance et le sentiment d’appartenance chez ceux qui doivent y participer.

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