D'une pierre deux coups
Le 2 juillet dernier a eu lieu la sélection officielle de l’équipe du Québec de natation pour les Jeux du Canada. Malgré le fait qu’elle ne soit pas arrivée première dans sa catégorie (200m libre), Frédérique Cigna a tout de même réussi à se tailler une place grâce à un pointage de 733. Quelques semaines plus tard, elle participait aux Championnats nationaux d’été où, à sa grande surprise, elle a été sélectionnée pour représenter lors Canada à Dubaï. « Je ne m’y attendais vraiment pas. Je nageais sans vraiment penser que je pouvais me qualifier », explique l’athlète.
À quelques jours des Jeux du Canada, elle se dit prête. « J’ai vraiment hâte de nager. Je n’ai pas de très bonnes performances cet été, alors j’aimerais voir si je suis capable de m’améliorer pour le reste de la saison », dit-elle. Si elle espère récolter une médaille, son objectif principal est surtout de pouvoir se dépasser durant les deux compétitions. « Pour moi, le plus important c’est de prendre de l’expérience et voir jusqu’où je peux aller », indique la jeune Ahuntsicoise.
Frédérique a déjà plusieurs médailles à son actif. En 2011, elle était nommée athlète féminine québécoise de l’année. La même année, elle signait le Livre d’or de l’arrondissement. Son secret ? « Je crois que l’essentiel c’est d’aimer ça. Sans la passion pour son sport, ça ne sert à rien de commencer », confie Frédérique.
Les sacrifices
Celle qui rêve de gravir un jour les marches du podium olympique a bien peu de temps pour se reposer. Avec le temps, sa vision de la natation a muri. « Je me rends de plus en plus compte de tous les sacrifices nécessaires pour exercer un sport professionnel. J’essaie toujours de me rappeler que je fais ça parce que ça me passionne et non juste pour avoir une place pour les compétitions de haut niveau », confie-t-elle.
Ainsi, lorsque ses amis l’invitent à sortir, elle doit parfois refuser à cause d’un entraînement ou d’une compétition. « Je ne les verrai pas pendant cinq semaines, cet été », fait-elle valoir. Cependant, la nageuse ahuntsicoise confie vivre ces séparations quand relativement bien. « Je suis entouré de beaucoup de personnes qui vivent la même chose », précise-t-elle.
Malgré tout, Frédérique ne cache pas son impatience d’atterrir aux Émirats arabes unis. « C’est la première fois que je vais dans une compétition d’une aussi grande envergure. J’ai hâte de voir les différences de culture et de langue entre les nageurs des autres pays », affirme avec fébrilité l’adolescente.
Rémy-Paulin Twahirwa