Jean-François Nadeau, un nouveau Zapartiste
En devenant un membre en règle des Zapartistes, Jean-François Nadeau, joint une bande d’humoristes aguerris en Brigitte Poupart, François Patenaude, Christian Vanasse et Nadine Vincent, ainsi que l’autre nouveau venu, Vincent Bolduc.
Au beau milieu du mois de décembre, les Zapartistes ont présenté leur show, en rodage, au théâtre Lion d’or. Quelque centaines de personnes étaient présentes et la réaction fut unanime : un grand succès. Quelques jours plus tard, la troupe de gauche entamait une série de représentations un peu partout au Québec.
Par tradition, la sphère politique occupe une grande place dans cette revue de l’année 2011 des Zapartistes. Quelques légères incursions sont également effectuées du côté social, culturel et sportif.
La fin du cynisme?
Jean-François Nadeau et ses collègues espèrent que le cynisme québécois envers les politiciens tire à sa fin.
«Le printemps arabe s’est matérialisé en nous redonnant espoir sur le pouvoir d’un peuple qui descend dans la rue pour faire tomber une dictature, continue-t-il. Les Québécois doivent réaliser que la rue est encore un moyen d’indignation important et un moteur de changement.»
«Nous abordons les sagas du gaz de schiste et de la commission d’enquête Charbonneau sur la construction, la crise au Parti québécois et la popularité de François Legault, dont les vieilles idées passent pour du changement. Quand il y a une telle confusion des idées, ce n’est pas étonnant que la politique devienne un concours de popularité.»
Le Plan Nord, la crise économique qui perdure, la disparition de CKAC Sports pour laisser place à une station consacrée exclusivement à la circulation, l’agonie du français à Montréal sont d’autres sujets qui passent sous le tordeur de la revue de l’année des Zapartistes, lors de chansons, faux bulletins de nouvelles et monologues agrémentés de quelques accessoires.
«Ce qui caractérise les Zapartistes, c’est la prise de parole et c’est bien comme ça. Il n’y a pas de grand concept de mise en scène», explique la nouvelle recrue.
Philippe Boisvert et Benoit Leblanc