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Réécrire l'histoire

Pour les sœurs Tetchena et Bianca Bellange, lauréates du Mois de l’histoire des Noirs, il est primordial de revisiter l’histoire québécoise, elle qui a été influencée par une diversité qu’on ne lit pas dans les livres. Par le documentaire, elles font revivre certains éléments de l’histoire partagée entre les Montréalais et la communauté noire. Le Courrier s’est entretenu avec Tetchena.

«Ma couleur, je l’inclus dans tout ce que je fais. Qui je suis influence la façon dont j’oriente mes projets», raconte-t-elle. Cette démarche s’observe dans le plus récent film des deux sœurs, Les Mains noires – Procès de l’esclave incendiaire. «Lorsque j’ai su que Marie-Josèphe Angélique avait été accusée d’avoir incendié Montréal en 1734, je ne savais même pas qu’il y avait eu des esclaves sur l’île», se souvient Mme Bellange, qui est résidente d’Ahuntsic.

«Nous avons tendance à croire au Québec que la diversité culturelle est arrivée ici avec l’exposition universelle, en 1967, c’est faux!» Pour Tetchena, le Mois de l’histoire des Noirs permet justement de transformer ces préjugés et de faire jaillir une histoire commune. «Évidemment, il ne faut pas attendre le mois de février pour célébrer notre histoire et attirer le regard des gens sur notre contribution, c’est toujours le bon moment pour en parler», juge-t-elle.

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