Côte-des-Neiges & NDG
18:07 27 avril 2021 | mise à jour le: 6 mai 2021 à 12:43 temps de lecture: 4 minutes

Baobab, un organisme familial bien implanté

Baobab, un organisme familial bien implanté
Photo: Ville de Montréal/GracieusetéJulie Ledoux

L’organisme Baobab familial aide les familles depuis maintenant 23 ans. Portrait d’un organisme qui grandit main dans les mains avec les familles du quartier Côte-des-Neiges (CDN).

Avec la pandémie, les services de l’organisme situé en face de la plaza CDN sont utilisés à plein régime par la communauté, notamment pour donner un répit aux parents en ces temps de télétravail. «On aide une centaine d’enfants par année dont une vingtaine par jour pour l’aide aux devoirs et on a aussi une halte-garderie dont la liste d’attente est pleine», explique la directrice générale Julie Ledoux.

Baobab offre habituellement des activités en personnes, mais ils ont évidemment dû s’ajuster «On ne peut pas faire les soupers communautaire […], les cafés-partage ont les faits sur inscription et de manière hybride donc en ligne et en personne pour accueillir le plus de personnes possibles», explique la DG. Plusieurs activités sont désormais offertes en ligne dont la cuisine collective permettant de faire découvrir de nouvelles recettes aux petits comme aux plus grands.

Même si Mme Ledoux est présente dans l’organisme depuis seulement trois ans, elle constate la grande importance et l’influence que Baobab a dans le quartier.

«L’organisme a été créé par plusieurs femmes dans un appartement de la rue Goyer. Maintenant, on est au 5e étage du centre communautaire et on a un bel espace pour offrir nos services et nos activités», expose-t-elle. En plus d’aider les familles et les jeunes enfants, un programme nommé BaoAdo soutient les jeunes dans leurs devoirs, mais également en leur offrant toutes sortes d’activités.

«On est allez cueillir des pommes et c’était amusant», se souvient Haoua Abadakir. «C’est un endroit où on peut s’entraider et faire des activités en s’amusant avec nos amis», raconte pour sa part Mohamed Yassine Labidi. Ces deux jeunes adolescents de 14 sont nés respectivement au Tchad et en Tunisie.

« On me dit souvent que c’est l’équipe qui est la force de notre organisme.» – Julie Ledoux

Du bouche-à-oreille

Désormais populaire dans le quartier, Baobab compte sur douzaine d’employés en plus de 200 bénévoles. Cette organisation a bénéficié de la proximité des gens de la communauté pour se faire connaitre.

«Oui on a des dépliants en français et en anglais […], mais on a beaucoup de références et de bouche à oreille. Les familles sont souvent référées par le CLSC les écoles ou des familles qui sont déjà ici», raconte-t-elle. Le sentiment d’appartenance est également très fort. Un jeune homme ayant bénéficié de l’aide aux devoirs est désormais bénévole au sein de l’organisme.

«Avec la Covid, on est plus souvent à la maison et quand on vient chez Baobab, c’est plus divertissant.» – Haoua Abadakir

Après des années de réflexion et d’observations face à la violence conjugale, Baobab s’est associé avec l’organisme Femme du monde à Côte-des-Neiges dans le projet Violence conjugale : une solution partagée. «On a créé un partenariat avec elles pour travailler autant avec les pères, les mères, mais aussi les adolescents avec BaoAdo. L’idée c’est de développer des ateliers pour parler de relations saines et équitables», expose Mme Ledoux. Ce projet vient à point avec le grand nombre de féminicides cette année.

Avec le roulement incessant de l’immigration, Baobab doit sans cesse recommencer son travail auprès de sa population. Enraciné comme jamais dans la communauté, l’organisme est ici pour rester afin de continuer d’aider les familles dans le besoin.

400

Plus de 400 familles de CDN sont inscrites à l’organisme cette année.

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