Côte-des-Neiges & NDG

Suspension : sursis accordé à la mairesse Sue Montgomery.

Sue Montgomery, mairesse de Côte-des-Neiges-Notre-Dame-de-Grâce
La mairesse de Côte-des-Neiges–Notre-Dame-de-Grâce, Sue Montgomery. Photo: Zacharie Goudreault/Métro

La Cour supérieure du Québec a accueilli la demande de sursis déposée par les avocats de Sue Montgomery, qui contestaient la suspension de 120 jours imposée par la Commission municipale du Québec (CMQ). La mairesse de l’arrondissement montréalais de Côte-des-Neiges–Notre-Dame-de-Grâce restera donc en fonction jusqu’au 5 octobre, date à laquelle le tribunal entendra sa demande de pourvoi.

Sue Montgomery, la mairesse de l’arrondissement Côte-des-Neiges–Notre-Dame-de-Grâce, s’est vue infliger le lundi 26 juillet 2021 une suspension sans rémunération ni allocation jusqu’aux prochaines élections, après avoir été reconnue coupable d’avoir commis 11 manquements éthiques par la Commission municipale du Québec (CMQ).

Dans sa décision, le juge administratif Alain R. Roy reproche à Sue Montgomery d’avoir « refusé ou négligé d’adopter les moyens nécessaires pour mettre en place un climat de travail exempt de harcèlement ». De plus, la mairesse aurait aussi fait preuve d’une « absence totale de remords » et d’un « comportement de déni ».  

Le début de la saga de la mairesse de CDN-NDG remonte à plusieurs années déjà lorsque Sue Montgomery s’était opposée au renvoi de son ancienne cheffe de cabinet, Annalisa Harris, accusée de harcèlement contre deux employés de l’arrondissement. Mme Montgomery se serait alors livrée à une lutte de pouvoir et aurait manqué de respect envers des employés de la Ville.

Cette longue bataille judiciaire, qui aurait déjà coûté jusqu’à 600 000$ aux contribuables, est loin d’être terminée. L’avocat de Sue Montgomery, Me Éric Olivier, a déposé une demande de sursis auprès de la Cour supérieure quant à la décision de suspension. Selon lui, les allégations envers sa cliente seraient contestables.

Suite à l’annonce du sursis accordé par la Cour, le candidat de l’opposition de Ensemble Montréal, Lionel Perez, a affirmé respecter la décision du tribunal. « Je suis toutefois préoccupé pour les citoyens de l’arrondissement, qui devront continuer de payer le prix de sa guerre interne avec Projet Montréal et d’écoper d’un climat d’instabilité qui se perpétue depuis plus de deux ans. » a-t-il écrit dans un communiqué.

Le conseiller municipal indépendant du district Loyola, Christian Arsenault, a dit se réjouir de la décision de la CMQ. « Je suis conscient que nous réussirons à mettre ça derrière nous pour de bon seulement en novembre, quand les gens de CDN-NDG auront la chance d’aller aux urnes et dire non à l’attitude toxique de Mme Montgomery. Nous avons besoin d’un maire ou d’une mairesse d’arrondissement à temps plein […]. »

Quant à l’administration Plante, on affirmait que la décision de la CMQ est sans équivoque et qu’il serait grand temps pour Mme Montgomery qu’elle fasse passer les intérêts des citoyens avant ses intérêts personnels.

De son côté, Sue Montgomery, tente de se faire réélire sous la couverture de son nouveau parti, Courage, pour un prochain mandat.

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