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Verdun dans la mire de la CSMB

Lévesque Caroline - TC Media

La récente Enquête québécoise sur le développement des enfants à la maternelle place la Commission scolaire Marguerite-Bourgeois (CSMB) comme ayant le plus haut taux d’enfants vulnérables au préscolaire. Elle se démarque donc défavorablement parmi les cinq autres commissions scolaires de l’île.

En effet, le rapport indique que 34,2 % des élèves sur le territoire de la CSMB entrant au préscolaire ou à la maternelle sont considérés comme vulnérables dans leur développement social et leurs apprentissages scolaires. À l’opposé, c’est la Commission scolaire de Montréal (CSDM) qui affiche le plus bas taux avec 27,8 %. Quant à la moyenne nationale, elle se situe à 25,6 %.

L’étude se base sur le développement des groupes d’enfants à la maternelle dans cinq domaines, soit la santé physique et bien-être, les compétences sociales, la maturité affective, le développement cognitif et langagier et les habiletés de communication et connaissances générales.

Verdun: territoire ciblé

Verdun est un territoire ciblé pour la CSMB, tout comme d’autres qu’elle dessert. Toutefois, «vulnérabilité» n’est pas synonyme d’une prédestination à l’échec ni d’un manque de capacités, précise Jean-Michel Nahas, responsable des communications à la Commission scolaire Marguerite-Bourgeoys.

«Cela signifie que l’enfant a moins d’outils que la moyenne en commençant, ce qui ne veut pas dire qu’il n’a pas de capacités a en accumuler des nouveaux et qu’il ne pourra pas les développer. Il faut donc travailler beaucoup plus avec lui.»

«À Verdun, on parle davantage d’un quartier défavorisé au niveau de la maturité sociale des enfants qui a souvent été moins développée qu’ailleurs», reconnaît le porte-parole. «Déjà avec la première étude, en 2007, nous étions encore une fois premiers. Ça fait plusieurs années que des interventions sont faites pour les tout-petits.»

Maternelle à 4 ans

La Commission scolaire mise sur le dépistage précoce des difficultés, notamment avec la maternelle à quatre ans, qui mène l’enfant à une première incursion dans la vie sociale. Par ailleurs, deux de ces écoles sur cinq sont à Verdun. «Ça se veut un entre-deux entre la petite enfance et l’arrivée à l’école,» fait savoir M. Nahas. «C’est complémentaire à ce que les CPE peuvent dispenser, mais souvent, ce qu’on voit, c’est que ce sont des enfants qui ne fréquentent pas les CPE.»

La CSMB considère important l’apprentissage de la langue et les chiffres dès le plus jeune âge afin d’avoir un impact significatif à long terme.

Par ailleurs, un groupe d’intervenants «volants» se déplacent dans les écoles verdunoises en début d’année. Composée de psychologues et éducateurs, l’équipe se charge d’assister et conseiller les enseignants en manque de ressources avec des enfants présentant des difficultés.

Bon taux de diplomation

Vulnérabilité ne rime pas nécessairement avec décrochage scolaire. À Verdun, le taux de diplomation en 5e secondaire l’an dernier était de 83 % de réussite. «On a le meilleur taux pour Montréal, fait savoir le porte-parole. On se dit que ça porte fruit, c’est encourageant, car ça signifie que toutes les démarches faites pour dépister et s’assurer que rapidement on puisse déployer des services pour les enfants en bas âge fonctionnent.»

Toujours sur ce même territoire, entre 96 % et 100 % des élèves terminent leur 6e année dans les temps, soit à 12 ans, comparativement à 88 % pour l’ensemble du Québec.

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