Jacques Daoust, élu avec une très forte majorité
À 20h42, Radio-Canada annonçait l’élection d’un gouvernement libéral majoritaire. Une heure et demie plus tard, Jacques Daoust faisait une entrée triomphale au comité en tant que nouveau député de Verdun.
Estimant avec humour qu’il avait maintenant quatre semaines d’expérience politique à son crédit, Jacques Daoust a remercié tous ceux qui l’ont aidé dans cette campagne. Il a pu constater l’ampleur du travail de moine effectué par de nombreux bénévoles. L’homme a aussi remarqué la rapidité avec laquelle les résultats sont parvenus contrairement aux élections de 2012 alors que le candidat libéral Henri-François Gautrin avait obtenu une majorité d’un peu plus de 500 votes après un pénible décompte des votes.
Au moment où Jacques Daoust s’apprêtait à partir pour rejoindre les élus libéraux au centre-ville, le gagnant menait par plus de 6000 votes sur sa plus proche adversaire, Lorraine Pintal du PQ. Au fil d’arrivée, Jacques Daoust recueillait 17172 votes contre 8271 pour Lorraine Pintal, la majorité du candidat libéral est de plus de 8901 votes. Le candidat libéral a obtenu le double des suffrages obtenus par la candidate péquiste: soit 50.61% pour Jacques Daoust et 24,4% pour Lorraine Pintal
Des priorités
Dans son allocution, le nouveau député de Verdun a rappelé qu’il est né à l’Hôpital de Verdun il y a 66 ans et qu’il entendait s’occuper personnellement de faire avancer le dossier de la rénovation de cette institution. Le seul autre dossier abordé par le vainqueur en cette soirée de réjouissances, c’est celui du pont de service entre L’Île-des-Sœurs et la terre ferme, un pont qui amènerait selon Jacques Daoust, «une clientèle importante dans les restaurants et boutiques de la rue Wellington.» Le nouvel élu estime à plus de 20 000 le nombre de résidents de L’Île-des-Sœurs.
Les premiers pas d’un nouveau député
Banquier de profession, Jacques Daoust ne pouvait s’empêcher de parler de la situation financière du Québec. Le député de Verdun entend participer au redressement de l’économie du Québec qu’il estime bien mal en point. Peu après, le nouveau député libéral a déclaré à la blague aux médias «que la seule personne qui savait s’il serait ministre dans le prochain cabinet, c’est Philippe Couillard lui-même.» Jacques Daoust estime que la décision revient au chef, de toute façon.
Sans dresser un post-mortem définitif de la campagne, Jacques Daoust a commenté la victoire éclatante des troupes libérales en affirmant «qu’on a suivi notre plan de match.» «On s’est donné comme mission de parler des vraies affaires, un message clair et fort que les gens ont compris», a conclu le député de Verdun. Revenant aux dossiers verdunois, celui-ci n’a pas hésité à rappeler que son parti était contre le péage sur le futur pont Champlain, et qu’il croyait que Philippe Couillard réussirait mieux que ses prédécesseurs à convaincre le gouvernement fédéral de cette position.