Claude Trudel réplique au président de la Fraternité des policiers
Outré par la déclaration choc du président de la Fraternité des policiers, Yves Francoeur, sur la perte du lien de confiance de ses membres à l’égard des autorités montréalaises, le président de la Commission de la sécurité publique (CSP), Claude Trudel, a tenté de remettre les pendules à l’heure dans le flot d’allégations qui déferlent actuellement à la Commission Charbonneau depuis quelque temps.
En effet, le président de la CSP, Claude Trudel, et son collègue du Comité exécutif, Marvin Rotrand, n’ont pas caché leur colère. «Je suis complètement outré de voir qu’un policier avec l’expérience de M. Francoeur puisse aussi facilement condamner sans preuve sur une allégation non corroborée encore. C’est tout à fait irresponsable», a déclaré M. Trudel qui a sommé en conférence de presse, Yves Francoeur, de se rétracter.
Rappelons qu’Yves Francoeur a dénoncé publiquement le maire de Montréal, la semaine dernière, en marge des allégations de collusions évoquées par le témoin Lino Zambito qui a explicitement identifié des élus et des hauts fonctionnaires de la Ville. En demandant qu’on retire la gestion du Service de Police à la CSP, M. Francoeur n’était jamais allé aussi loin dans sa critique de l’administration Tremblay.
Dans un communiqué laconique, le SPVM a précisé qu’il bénéficiait de «l’indépendance nécessaire à l’exécution de sa mission».
Pour sa part, le président de la Fraternité a réitéré sur les ondes de Radio-Canada, mardi soir, sa confiance à l’égard du directeur Marc Parent qui n’est pas en cause selon lui.