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Le Comité pour la protection du parc accuse le maire Trudel de se déresponsabiliser

«Nous avons maintenant le mandat d’établir le plus grand nombre de bons contacts, avec des personnes de bonne foi et de bonne volonté, qui auront le souci de trouver la solution idéale pour l’ensemble de la population dans le dossier de la deuxième école primaire de l’Île-des-Sœurs.»

Mario Langlois, du Comité pour la protection du parc de la Fontaine, n’avait pas terminé de célébrer une victoire quasi écrasante au registre de jeudi dernier, qu’il était déjà à la planification des étapes subséquentes. Grâce à un suffrage exprimé plus que suffisant des citoyens contre la proposition du maire de Verdun, M. Claude Trudel, Me Langlois était d’avis qu’une seule étape venait cependant d’être franchie.

«Il faut trouver de nouveaux partenaires. Il doit y avoir des citoyens qui doivent se dire : ‘’Est-ce que le chemin dans lequel nous amène le maire est le bon?’’. On est prêt à poursuivre notre travail bénévolement avec toute personne de l’île, des forces vives, pour tenter de faire entendre notre position. Je suis convaincu qu’il y a des parents qui souhaitent que le dossier se développe de façon plus avantageuse que dans le sens exigé par la ville.»

«Notre mission d’informer prend de l’ampleur, dans le sens où nous devons élargir le public visé, dont un nouveau joueur important, le gouvernement du Québec, qui reçoit l’information d’une seule source. 747 personnes se sont opposées au plan du maire, presque le tiers de la population environnante. C’est un suffrage très important.»

De la décision de M. Trudel de ne pas avoir recours à un référendum pour tenter de clore le processus, mais plutôt de demander à Québec des changements à la loi, M. Langlois est sans équivoque. «Le maire s’enlève toute responsabilité et fait appel au provincial en disant que la loi est mal faite. J’ai perdu donc la loi est mal faite.»

«Il faudra dès l’automne 2012 utiliser des locaux de façon temporaire pour faire des classes.» D’ailleurs, la Commission scolaire a déjà commencé à plancher sur quelques options. «On est prêt à offrir la force de notre groupe, ajoute M. Langlois. Un groupe très organisé, très structuré, qui peut faire beaucoup en partenariat avec des personnes de bonne volonté.»

À propos des meilleurs endroits pour la construction de l’école, selon le Comité, «il y a deux sites que l’on juge égaux sur bien des aspects pour la continuité des discussions. L’endroit idéal serait un terrain qui ne coûte rien. Celui que nous privilégions, le Terrain Archambault, suppose une dépense pour fins de décontamination. Selon les ingénieurs qui ont procédé à une étude environnementale d’un terrain adjacent, il n’est ni plus ni moins contaminé que ces terrains contigus sur lesquels seront érigées des habitations de grande valeur marchande. Ce terrain est géographiquement bien situé pour le transport scolaire et il appartient à la ville. Si ce lot m’appartenait, je ferais rapidement une étude de caractérisation et, dans un mois, je saurais s’il est propice à la construction. Auquel cas, avant Noël, le projet pourrait être remis sur ses rails.»

«S’il faut la faire l’étude – estimée à moins de 30 000 $ –, on est prêt à mettre sur pied une levée de fonds. Depuis l’annonce d’une injection du gouvernement québécois pour l’érection de cette école, le maire (‘’On n’a pas les chiffres’’) a dû dépasser largement ce montant-là (… en dépenses, pour faire avancer son projet).»

«On privilégie deux sites, peut-être un troisième pour une plus petite école, qui serait une solution alternative. Nous ne devons exclure aucune avenue dans le choix du terrain. Je crois que les promoteurs font partie des forces vives qui peuvent permettre de dénouer l’impasse. Tout comme les autres résidants de l’île et les membres du gouvernement. On souhaite un consensus qui rallierait une forte majorité de résidants, le maire, et le député libéral. Ça dépend de la bonne foi et de la bonne volonté.»

Le débat se déplace maintenant sur la scène provinciale. Le maire Trudel, à quelques jours de mettre sous presse, n’avait pas retourné l’appel de M. Langlois qui souhaitait qu’un rapprochement puisse s’effectuer.

Texte: Yves Davignon

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