Le doux Crescendo de Danielle Tremblay
Danielle Tremblay a reçu fin novembre deux prix «Coup de chapeau 2013» du Forum économique de Verdun, dans la catégorie «Travailleur autonome», pour l’école de musique Crescendo qu’elle dirige depuis 30 ans, mais aussi pour son plus récent album, Entendre avec les yeux.
«Quel coup de chapeau! Et deux le même soir! J’en avais les larmes aux yeux», admet Danielle Tremblay. Aussi loin qu’elle s’en souvienne, il y a toujours eu de la musique à la maison. «Cela faisait partie de la vie familiale. Mon père en jouait très fréquemment; alors tout naturellement, ma sœur et moi l’avons apprise. J’ai étudié la musique avec les sœurs du Bon-Pasteur à Chicoutimi. Le piano, un peu le violon, mais aussi la flûte traversière.»
«Et j’ai continué au cégep de Sainte-Foy puis à l’Université Laval», relate Danielle Tremblay. De la musique et du chant, bien sûr. J’ai toujours chanté. J’ai fait partie de nombreuses chorales quand j’étais plus jeune. Côté instrumental, j’ai surtout donné des concerts de musique classique. Puis il a bien fallu un jour gagner sa vie, alors je suis devenue professeur de musique, notamment à l’école primaire de l’Île-des-Sœurs, un quartier où je me suis installé en 1998.»
Compositrice… et chanteuse !
Originaire du Saguenay, la prof de musique Danielle Tremblay est aussi une pianiste accomplie et une auteure-compositrice-interprète de talent. Après s’être produite sur la scène montréalaise pendant plusieurs années au sein de l’ensemble Lazuli, elle a lancé il y a quelques mois son deuxième album, Entendre avec les yeux, son second Coup-de-chapeau 2013.
«Interprète classique de concert à mes débuts, j’ai pris l’habitude d’écrire les petites musiques qui me trottaient dans la tête. J’ai même écrit une comédie musicale, Cyrano, avec trois chanteurs et sept musiciens sur scène.»
Danielle Tremblay a aussi fondé Lazuli, un groupe de six musiciens et une chanteuse (batterie, piano, percussions, trompette, accordéon, violon, violoncelle). C’était une structure lourde à gérer. Le groupe m’a dit un jour »pourquoi tu ne chanterais pas tes propres chansons? » et du jour au lendemain, je me suis mise à interpréter mes propres chansons.» Des chansons remarquées au concours de Petite-Vallée.
Une tournée en préparation
«On m’a comparé à bien du monde, tous différents les uns des autres comme Léo Ferré, Jorane, Yann Tiersen, George Gershwin, de la musique médiévale et même Jean-Baptiste Lully!» s’amuse-t-elle. «Pour la voix, on m’a comparé à Pauline Julien, Édith Piaf, Monique Leyrac, etc.; les gens aiment comparer, ç’est comme ça.»
«Oui, je suis fière de ces comparaisons, mais je crois que toute cette musique vient de mes tripes. Pour Entendre avec les yeux, mes influences, je les ai trouvé dans les paysages, les fleurs, la nature, si belle qu’elle m’enchante et m’inspire de belles musiques. Les thèmes qui m’inspirent touchent la famille, l’amitié, mais aussi la pollution et parfois les envahisseurs, ces personnes envahissantes qui se mêlent de ce qui ne les regardent pas…»
Danielle Tremblay prépare une tournée au Saguenay-Lac Saint-Jean entre fin juin et début juillet, notamment à l’occasion du grand rassemblement des Gilbert, une des familles souches dont elle descend. «Et j’ai décidé de m’investir cette année dans différents concours parce qu’on est plus crédible dans ce métier quand on gagne des prix», assume cette maman d’un gaillard d’une vingtaine d’année, Francis Côté-Tremblay, un champion de »longboard » au niveau compétitif.