Lachine & Dorval
16:58 3 mai 2020 | mise à jour le: 3 mai 2020 à 16:58 temps de lecture: 2 minutes

Confection de visières: faire sa part

Confection de visières: faire sa part
Photo: GracieusetéYouness Benchlih découpe du plastique afin d’assembler des visières de protection dans l’appartement familial de Lachine.

Un couple lachinois confectionne des visières maison qu’il distribue à ses frais dans les centres d’hébergement de soins de longue durée (CHSLD) pour pallier le manque d’équipement de protection.

Eladnany et Youness Benchlih ont lancé leur production après avoir constaté la pénurie dans les reportages des médias.

«Les employés du réseau de la santé travaillent sans relâche, alors on a décidé de contribuer à ce qu’au moins, ils se sentent protégés», indique M. Benchlih, analyste et programmeur informatique au sein du réseau social BeBee.

Immigrés du Maroc, ils sentaient qu’il était de leur devoir d’agir «en tant que bons citoyens envers un peuple qui les a accueillis chaleureusement.»

Avec l’accord de ses patrons, M. Benchlih utilise une imprimante 3-D de l’entreprise avec laquelle il peut découper du polychlorure de vinyle (PVC) ainsi que du plastique. À ce rythme, il parvient à fabriquer 30 visières par jour.

«On nous dit que notre modèle est plus compact, plus léger que certains des autres, s’étonne Mme Eladnany. Les autres démangent, créées des lésions autour des oreilles, ce qui n’est pas le cas avec le nôtre.»

Parallèlement à sa production, le couple continue de travailler. «C’est sûr que ce n’est pas facile en termes de temps, convient M. Benchlih. Parfois, je me ramasse à emballer jusqu’à minuit.»

Prochaine étape

Pour aller plus vite, mais surtout, pour fournir un plus grand nombre d’établissements de santé, le couple songe déjà à des ajustements. Puisque tout le personnel de BeBee est en télétravail, l’entreprise a proposé d’y improviser un atelier de fabrication.

L’utilisation d’une technologie de découpe au laser est également envisagée, car elle permettrait la création de 500 visières par jour. L’objectif est réaliste si le modèle parvient à être homologué par Santé Canada.

«On espère aussi ne pas manquer de matériel. J’ai du plastique pour seulement deux semaines encore», affirme M. Benchlih
L’initiative suscite l’intérêt du voisinage, alors que quelques personnes se sont proposées pour livrer et désinfecter les visières.

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