Sur les traces des Casques Bleus à l'école Dorval-Jean-XXIII
Une des fiertés de l’école secondaire Dorval-Jean-XXIII est sans conteste sa brigade des Casquettes bleues (CB).
Faisant référence aux fameux Casques bleus onusiens, cette brigade a vu le jour en 2006 sous la houlette de Mai Lan, psychoéducatrice, et avec l’appui de la direction qui a toujours encouragé tout projet mettant de l’avant le leadership des élèves.
Prévenir la violence
Le rôle de ces élèves est avant tout de prévenir en amont toute forme de violence dans l’enceinte de l’école. Ils sont reconnus par une casquette bleue qu’ils arborent durant leurs tournées.
Triés sur le volet par des critères se rapportant à l’assiduité, la persévérance et l’entregent, le rôle de ces élèves est de prévenir l’intimidation, d’assurer un climat pacifique et serein, d’aider, d’écouter et de référer au besoin les élèves en proie à des difficultés.
Habituellement, ce sont des élèves de secondaire cinq qui sont recrutés. Ce qui assure un renouvellement des effectifs tous les ans, et de l’avis de Mai Lan, la maturité est un vecteur gagnant dans ce type de projet.
Actions et valeurs positives
Ils sont donc présents pour les élèves en posant et en encourageant des actions et des valeurs positives comme: le respect de l’environnement, le respect d’autrui et des différences, briser l’isolement, dénoncer l’injustice, encourager la sobriété à l’école et favoriser la sécurité en désamorçant des escalades de violence.
Pour assurer une bonne efficacité de leurs actions, les CB suivent des formations après les heures de classes. Des ateliers, au nombre de cinq généralement, leurs sont gracieusement offerts par Tel-Jeunes.
Parmi ces formations, il y a celles qui renseignent sur les interventions adéquates en relation d’aide, sur la résolution des conflits et sur les relations adolescents adultes ou parents.
D’autres ateliers suscitent également de l’intérêt auprès de ces jeunes, notamment ceux qui s’intitulent «Être en amour d’égal à égal», qui donnent des pistes sur comment créer un équilibre dans une relation amoureuse, ou encore «Mon corps, ami ou ennemi», qui fait réfléchir sur les perceptions stéréotypées à l’égard du corps et de l’apparence dans notre société.
Autrement dit, ces formations dotent les CB d’outils nécessaires pour détecter un malaise chez un de leurs pairs et surtout d’essayer de cerner l’origine de ce malaise (peine d’amour, obésité, timidité, etc.) pour le référer aux services adéquats de l’école et ce, sous la haute supervision de Madame Lan.
Au fil des années, on constate que ces CB ont fini par gagner le respect et l’admiration des autres élèves de l’école. D’ailleurs, à chaque début d’année, moment pour renouveler les effectifs, les CV pleuvent sur le bureau de la psychoéducatrice.
La direction de l’école y consacre une enveloppe budgétaire qui assure le dîner des CB. Ces derniers, grâce à ce financement, organisent et animent des concours ou des quiz sous des thèmes à même d’améliorer et de maintenir continuellement le climat pacifique et serein dans l’école.