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Paul Gérin-Lajoie: concrétiser le rêve d’une éducation pour tous

Les élèves de 2e secondaire du Collège Sainte-Anne de Lachine ont eu le privilège, le 23 janvier dernier, de rencontrer une légende vivante, Paul Gérin-Lajoie.

Avocat, journaliste, premier ministre de l’Éducation que le Québec a connu (1964-1966), ancien président de l’Agence canadienne de développement international (ACDI, 1970-1977), philanthrope qui a mis sur pied, en 1977, une fondation soutenant l’éducation dans des pays en voie de développement (dont il est toujours président du conseil d’administration), Paul Gérin-Lajoie déborde encore à 94 ans d’une énergie contagieuse.

Pas  de retraite dorée!

Pas question, pour lui, de prendre une retraite dorée en Floride ou même de demeurer assis trop longtemps sur sa chaise. Il reste trop à faire pour offrir une éducation de qualité aux jeunes du Sénégal, du Mali, du Burkina Faso, du Niger, du Bénin et d’Haïti.

M. Gérin-Lajoie ne cache pas d’avoir besoin de l’aide des jeunes d’ici qui, chaque année, participent en grand nombre à sa célèbre Dictée P.G.L. «Nous voulions faire dans le tiers-monde ce que nous avons fait au Québec, mettre l’éducation à la portée de tous les enfants du monde», a expliqué M. Gérin-Lajoie.

«Ma plus grande réalisation est d’avoir pu piloter les grands changements du système d’éducation du Québec, de permettre aux jeunes des coins les plus reculés de la province d’avoir accès à l’enseignement», a-t-il confié à un auditoire particulièrement attentif.

On se souviendra que M. Gérin-Lajoie a non seulement supervisé la construction de nombreuses écoles primaires et secondaires, mais veillé à l’implantation de l’Université du Québec (avec des universités en réseau dans diverses régions de la province) et instauré le transport des élèves par autobus scolaire, qui relève de l’évidence aujourd’hui mais qui, les premières années, avait fait sursauter quelques conformistes qui craignaient cette cohabitation entre garçons et filles.

Les trois axes de la mission

Son fils François, président de la Fondation, a rappelé les trois axes soutenant la mission de cette dernière: sensibilisation du public (notamment au moyen de La Dictée PGL); programmes d’intervention (aide à la construction de centaines d’écoles en 35 ans, accompagnement des professeurs africains par des pédagogues québécois chevronnés ainsi que mise sur pied d’un programme d’employabilité pour les jeunes de moins de 20 ans); plaidoirie (en entretenant des liens avec les banques et les institutions).

À ce jour, plus de 500 000 jeunes Africains et 100 000 Haïtiens ont bénéficié de l’aide de la Fondation.

Après que les invités eurent souligné comment la collecte de fonds par le truchement de la Dictée PGL (qui a accueilli son cinq millionième participant il y a peu) se voulait un acte citoyen essentiel; Victor et Laetitia, représentants des élèves de 2e secondaire, ont remis à messieurs Gérin-Lajoie un chèque de 2100$, somme amassée en amont de la dictée.

«Quand on a un rêve important dans notre jeunesse, ce rêve peut devenir réalité, si on a vraiment la volonté de le concrétiser. Et les rêves auxquels on croit deviennent assez rapidement une réalité», a conclu Paul Gérin-Lajoie.

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