Décisions controversées au CSSS de Dorval-Lachine-LaSalle
Deux postes seront carrément abolis et les autres transférés alors que même avec une équipe complète, quelque 250 personnes sont déjà sur une liste d’attente à la clinique externe. La direction reconnaît qu’il faudra faire plus avec moins.
Avec l’équivalent de 1,6 poste à temps complet, seuls les cas postopératoires et les patients qui occupent des lits d’hôpital ou de centre de réadaptation que l’on veut libérer seront pris en charge dorénavant.
Les gens souffrant de troubles musculo-squelettiques, de maux de dos ou de tendinites, entre autres, ne seront plus reçus en consultation dans cet établissement public.
La direction a rejeté la proposition du syndicat d’utiliser l’expertise de ces physiothérapeutes pour renforcer l’équipe de soutien à domicile. Ce service fera l’objet d’une étude dans les prochains mois et il y a fort à parier que l’insuffisance des ressources pour répondre aux besoins fera partie des constats. La solution syndicale aurait eu pour effet de réduire la liste d’attente pour des services à domicile tout en évitant des pertes d’emploi.
Dans le cadre d’un effort dit d’optimisation et de réorganisation des services, les gestionnaires cherchent à réduire le temps d’hospitalisation des patients. Or, ces patients retournés à la maison viennent accroître le besoin de services à domicile, un secteur déjà soumis à une forte pression. De plus, deux postes à temps complet de travailleuses sociales ont été abolis à l’accueil psychosocial, entraînant une réduction des heures d’ouverture de ce service auquel réfèrent souvent des personnes en crise. La disponibilité à leur endroit sera réduite de deux heures par jour en raison de ces coupures.
Ces décisions sont d’autant plus étonnantes que le CSSS bénéficie d’un financement ministériel supplémentaire de 600 000$ sur deux ans pour l’implantation de projets «Lean» de réorganisation des services. Ces fonds ont servi jusqu’à maintenant à former des cadres à cette approche… pendant que la population attend pour des services de physiothérapie.
Marc-Olivier Pagé, Alliance du personnel professionnel et technique de la santé et des services sociaux