Commission Charbonneau: un citoyen questionne le conseiller Richard Deschamps
Depuis le début de la Commission Charbonneau, les citoyens se questionnent concernant les nombreuses allégations entourant le parti Union Montréal. À la séance du conseil d’arrondissement du 4 février, Steven Laperrière a questionné le conseiller Richard Deschamps qui est chef intérimaire du parti de l’ex-maire Gérald Tremblay.
Selon M. Laperrière, «je comprends que tout ce qu’on entend à la Commission Charbonneau, ce sont des allégations, mais on a entendu que l’agent officiel d’Union Montréal, Marc Deschamps, a été, pendant une certaine période, comptable pour les entreprises Catania. Est-ce que ça vous inquiète ? Est-il encore à l’emploi d’Union Montréal ? Si oui, j’ai de la misère à comprendre pourquoi. Est-ce que Marc Deschamps a un lien de parenté avec vous ?»
Le conseiller Richard Deschamps a spécifié qu’il n’a aucun lien de parenté avec l’agent officiel du parti. «C’est quelqu’un qui était là à la fondation du parti et qui avait un lien de confiance avec certaines personnes parmi les fondateurs du parti. À ma connaissance, il fait un travail bénévole au niveau d’Union Montréal.»
«À la Commission Charbonneau, beaucoup de choses sont dites. Moi et mes collègues sommes heureux qu’il y a ait cette commission parce que ça va nous permettre de connaître la vérité. C’est son mandat de faire la lumière et de faire des recommandations afin d’améliorer nos systèmes. Je suis très à l’aise avec le fait qu’il y ait la Commission Charbonneau.»
«Je vais laisser la Commission faire son travail mais il faut attendre que le cheminement se fasse. Il faut laisser les choses se dérouler et on verra s’il y a des actions à poser après.»
Pour le citoyen Steven Laperrière, «qu’il soit payé ou non, je serais mal à l’aise, en tant que parti politique, d’avoir quelqu’un qui a travaillé pour Catania.»
Pour le conseiller Deschamps, «il y a quelqu’un qui a témoigné, le 30 octobre, qui s’appelait Martin Dumont. La preuve a été faite que beaucoup de choses qu’il avait avancées n’étaient pas nécessairement vraies, étaient peut-être exagérées et n’étaient peut-être pas vérifiées ou validées. Il y a eu même admission à la Commission. Je veux juste vous inviter à une certaine prudence. Pour ma part, je suis tout ce qui se passe à la Commission. S’il y a des gestes à poser, nous les poserons.»
Le chef par intérim d’Union Montréal ajoute que sa réaction a été la même depuis le début. «Il faut laisser la Commission faire son travail et faire très attention à ce que le déroulement donne toute l’information et vérifie tous les éléments allégués. Ce n’est que de faire preuve d’une certaine forme de sagesse parce qu’on fait beaucoup d’accusations par association et dans une société de droit, c’est très dangereux.»