Les candidats de Marguerite-Bourgeoys croisent le fer
C’est devant une faible assistance que les candidats des principaux partis politiques en lice à l’élection du mardi 4 septembre dans la circonscription de Marguerite-Bourgeoys ont croisé le fer lors d’un débat présenté au Théâtre Desjardins, le lundi 27 août dernier.
Absente, la candidate Jessica Riggi du Parti québécois (PQ) a été remplacée par le candidat de Verdun, Thierry St-Cyr. Les autres candidats étaient Robert Poëti du Parti libéral (PLQ), Michel Delisle de la Coalition avenir Québec (CAQ), Véronique Pelletier d’Option nationale (ON) et Yebo Romarick Okou de Québec solidaire (QS).
Le candidat libéral Robert Poëti a déploré l’absence de sa rivale péquiste. «Si mon gouvernement avait fait ça, ce serait dénoncé partout. La réalité, c’est qu’il y a une candidate du PQ, mais elle n’est pas là. Je ne peux pas comprendre ça.»
Thierry St-Cyr a répliqué: «Jessica Riggi a choisi d’affronter la population et de participer à une élection. Comme plusieurs, elle a des obligations. Je trouve déplorable que vous l’attaquiez alors qu’elle n’est pas là pour se défendre.»
Les candidats libéral et caquiste ont eu droit à un accueil poli, alors que les représentants des trois autres partis ont obtenu des applaudissements à chacune de leurs interventions.
Éducation et frais de scolarité
Le premier bloc portait sur l’éducation et les frais de scolarité.
Au nom de Québec solidaire, Yebo Romarick Okou a rappelé que son parti favorise la gratuité scolaire pour tous. «Le Québec a les moyens d’offrir la gratuité pour tous.» Véronique Pelletier d’Option nationale a renchéri qui son parti prône également la gratuité.
Thierry St-Cyr a rappelé le plan de match du PQ: abolir la loi spéciale, annuler la hausse «injuste et inéquitable» et tenir un sommet sur l’éducation afin de trouver un consensus.
Le candidat caquiste Michel Delisle a souligné que son parti veut corriger le taux de décrochage très élevé, augmenter les ressources, hausser les salaires des enseignants et éliminer les commissions scolaires.
Pour le libéral Robert Poëti, «on est rendu à une hausse 177$. Avec les prêts et bourses, nos frais sont encore plus bas qu’ailleurs. Personne n’a été arrêté en vertu de la loi 78. La loi était là pour permettre aux étudiants qui voulaient revenir étudier de pouvoir le faire. Vous n’accepterez pas plus les 200$ de la CAQ ni l’indexation du PQ. C’est clair que ce n’est pas dans cette élection qu’on va régler la question.»
Identité nationale
Les candidats de Québec Solidaire, du Parti québécois et d’Option nationale prônent la souveraineté du Québec.
Québec solidaire veut former une «assemblée constituante» pour défenir ce que pourrait être un Québec indépendant. Pour Option nationale, la souveraineté constitue la grande priorité de ce nouveau parti. «Le jour où nous serons souverains, on pourra dire que nous serons tous Québécois de souche,» déclare Véronique Pelletier.
Michel Delisle a rappelé que la CAQ ne prône pas la souveraineté. «Il y a des enjeux beaucoup plus importants. On peut défendre notre culture et notre langue à l’intérieur des structures actuelles.»
Robert Poëti a rappelé que le Québec et le Canada se sortent mieux de la crise économique mondiale. «Nous, on pense qu’on a un pays, on pense qu’il est fort et c’est celui-là qu’on veut garder. Le PQ parle de faire un référendum, mais on ne sait pas quand. François Legault était un des plus fervents souverainistes et il refuse de dire qu’il est fédéraliste.»
Pour Thierry St-Cyr, «un gouvernement péquiste va rassembler les Québécois au lieu de les diviser. Il est temps de prendre nos affaires en mains et de faire nos propres choix.»