Paul Martin, président d'honneur des fêtes du centenaire de LaSalle
Ex-premier ministre du Canada et député de LaSalle-Émard durant près de 20 ans, Paul Martin est très honoré d’agir à titre de président d’honneur des célébrations marquant le centenaire de LaSalle.
En entrevue exclusive au Messager, il nous a confié : «Ce sont les célébrations du premier siècle de l’histoire de LaSalle, une communauté que j’ai eu le bonheur de servir pendant près de 20 ans. Je n’oublierai jamais que si j’ai eu la chance de faire une carrière politique, c’est grâce aux gens de LaSalle. Je suis tellement fier de me considérer encore comme un LaSallois.»
Paul Martin sera présent le plus souvent possible aux célébrations du centenaire. «Je suis tellement impressionné par le travail colossal des organisateurs. Je sais ce que ça représente d’organiser quelque chose de cette ampleur et c’est incroyable ce qu’ils ont fait.»
Il ne s’ennuie pas de la politique
Le plus beau souvenir de son passage en politique?
– «L’un des plus beaux, c’est en 1988, quand j’ai fait ma première élection avec mon père (Paul senior). Pour moi, qui avais fait tellement d’élections avec lui, lorsqu’il était ministre, ce sont des moment inoubliables.»
S’ennuie-t-il de la politique?
– «Pas du tout. Je m’ennuie un peu du gouvernement, parce qu’on peut faire beaucoup de choses, mais pas du tout de la politique. J’ai fait mon temps.»
En début d’année, Paul Martin a obtenu le titre de Compagnon de l’Ordre du Canada, l’une des plus hautes distinctions honorifiques «qui reconnaît l’œuvre de toute une vie et le mérite exceptionnel de personnes ayant apporté une contribution extraordinaire au Canada et au bien-être de l’humanité.»
La scène internationale et les autochtones
Paul Martin reste plus actif que jamais, tant sur la scène internationale qu’auprès des communautés autochtones.
«Nous avons un Tiers-Monde au Canada et on ne devrait pas avoir ça dans un pays aussi riche que le nôtre. Les jeunes autochtones, c’est la population la plus en croissance et c’est inexplicable qu’on ne leur donne pas le même niveau de santé et d’éducation que nous avons. J’ai mis en place un programme d’éducation à quatre volets pour tenter de freiner le décrochage scolaire. C’est une priorité pour moi.»
Sur la scène internationale, Paul Martin explique que «le secrétaire général aux Nations-Unis du temps, Kofi Annan, m’a demandé d’entreprendre un projet sur la nécessité de créer un marché commun africain. Je copréside un fonds de 200 M $ mis en place par les gouvernements britannique et norvégien, pour la protection de la forêt tropicale du Congo, en Afrique, la deuxième plus importante au monde.»
Paul Martin est aussi engagé dans les activités du G-20, «dont j’ai été l’un des initiateurs. Je suis un conseiller auprès des Mexicains. Le G-20, pour moi, c’est crucial. Lorsqu’on regarde ce qui se passe en Europe, il faut que tous les pays travaillent ensemble. L’Europe est en pleine crise et cela affecte le Canada. Même l’économie de la Chine baisse à cause de l’Europe.»
Sa vie en Estrie
Lorsqu’il n’est pas en voyage, Paul Martin passe beaucoup de temps sur ses terres de l’Estrie, en compagnie de son épouse Sheila-Ann Cowan. Le couple a trois fils et trois petits-fils. «C’est tellement le fun de voir évoluer ces trois petits anges. J’essaie aussi de jouer au golf, mais je joue mal!…»