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Espoir d’un avenir meilleur, grâce à l’École du milieu

Photo: Hugo Lorini - TC Media

La nouvelle École du milieu de LaSalle représente une bouée de sauvetage pour de jeunes décrocheurs ayant délaissé le milieu scolaire pendant plusieurs années et qui tentent de reprendre leur destinée en main. TC Media a rencontré trois d’entre elles.

Âgée de 28 ans et mère de deux enfants, Marie-Ève Hébert a laissé l’école au début de son secondaire. Ayant déjà été incarcérée pendant huit mois, son dossier judiciaire nuit à sa recherche d’emplois.

Son retour à l’école s’inscrit dans le cadre de sa réinsertion. Étudiante en Secondaire 1, elle a du rattrapage à faire mais l’École du milieu lui donne la chance de rebâtir sa vie sur de solides fondations.

Elle voudrait travailler dans le domaine de la cuisine ou auprès des enfants. «Je rêvais d’ouvrir mon propre bistro, mais c’est devenu impossible parce que je souffre de fibromyalgie et ça nuit au fonctionnement de mes membres».

Résidente de Lachine, Marie-Ève fait tous les efforts pour reprendre définitivement sa vie en main et atteindre ses objectifs.

Immigrante au Canada
Née en Côte d’Ivoire, en Afrique de l’Ouest, Sidonie Kouassi est arrivée au Canada en 2012 et habite LaSalle. À 32 ans, elle est mariée et mère de six enfants. «C’est toute une course le matin, parce que j’ai trois adolescents, deux enfants à l’école primaire et la plus jeune à la garderie», raconte-t-elle. Quand je suis découragée à l’école, je peux compter sur l’aide des intervenants Marie-Pier Trudeau et Julien Lafontaine».

Après avoir amorcé ses études secondaires dans son pays d’origine, Sidonie a quitté l’école pendant 13 ans et connaissait peu de choses de son pays d’accueil.

«Je ne savais pas comment ça marchait au Canada et il y a plein d’expressions que je ne connaissais pas. J’avais peur de retourner à l’école», explique-t-elle. Quand j’ai lu dans Le Messager que l’École du milieu était sur le point de naître, j’ai su que c’était pour moi».

Sidonie est heureuse de son choix. «Ça répond exactement à mes besoins car des gens sont toujours disponibles pour nous aider et nous formons comme une famille».

Celle qui rêve de devenir secrétaire médiale se dit déterminée à atteindre ses objectifs.

Rêve de travailler avec des enfants
Native d’Haïti, Yolanda Cabral est âgée de 21 ans, vit au Canada depuis huit ans et est maman d’un jeune bambin. Elle rêve de travailler comme préposée aux bénéficiaires et adore s’occuper des enfants.

Yolanda a laissé l’école au début du secondaire et a été éloignée du milieu scolaire pendant cinq ans. «J’avais des problèmes à l’école, car j’ai une légère déficience qui me nuisait pour assimiler la matière».

La découverte de l’École du milieu a redonné confiance à la jeune femme de Lachine qui adore l’esprit de camaraderie animant les étudiants et les responsables de l’école.

Yolanda Cabral est accompagnée d’une bénévole retraitée et peut avoir accès à des ressources pédagogiques qu’elles n’auraient pas nécessairement dans une école régulière.

À lire également: Ouverture d’une école pour décrocheurs

 

 

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