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Grève des cols blancs: trois jours de débrayage à LaSalle

Photo: Métro

Les 8000 cols blancs de la Ville de Montréal seront en grève tournante pendant 36 jours, du 25 janvier au 29 février, et cette vague culminera avec une journée de grève générale le mardi 1er mars.

Services, bureaux et arrondissements de la Ville seront touchés. Les cols blancs n’effectueront aucun travail en heures supplémentaires durant cette période. Par contre, ils assureront tous les services essentiels prescrits par la loi.

Dans l’arrondissement de LaSalle, trois journées d’arrêt de travail sont prévues. Outre la grève générale du 1er mars, il y aura débrayage le mardi 2 février et le vendredi 12 février. L’arrondissement compte 49 cols blancs permanents et 74 auxiliaires.

Sans convention collective depuis quatre ans, les cols blancs protestent contre le plan quinquennal de la main-d’œuvre, qui prévoit l’abolition d’un poste vacant sur deux pendant cinq ans, entre 2014 et 2018.

«Plus de 1200 postes seront coupés durant cette période», soutient Alain Fugère, président du Syndicat des cols blancs de l’île de Montréal (SCFP 429). L’administration Coderre veut éliminer les balises en matière de sous-traitance et réduire la rémunération globale des cols blancs de 12 à 14%.»

M Fugère indique que Montréal veut donner à contrat tout travail effectué par un fonctionnaire permanent dans des secteurs, tes que les technologies de l’information, l’imprimerie, les sports et loisirs et les agents de stationnement.

«La commission Charbonneau a pourtant démontré que la lutte contre la collusion est impossible sans une fonction publique forte. L’expertise interne est un rempart contre la collusion», croit-il.

Grève légale
Pour sa part, la Ville de Montréal souligne que la grève tournante des cols blancs est légale, puisqu’ils ont acquis ce droit à l’expiration de leur convention collective, le 31 décembre 2011, contrairement aux cols bleus, dont le contrat de travail est toujours en vigueur.

«Dans les arrondissements ou les services centraux où aucune grève n’est prévue, les employés cols blancs devront fournir leur prestation de travail régulière et rendre les services auxquels la population a droit, et ce, sans ralentissement de travaux ni moyens de pression illégaux», selon Gonzalo Nunez, relationniste à la Division des affaires publiques de la Ville.

Il explique que seuls les arrondissements ou services centraux visés par la grève tournante à une date précise seront soumis au maintien des services essentiels. Il ajoute qu’un processus de conciliation se mettra en branle le 15 janvier, sous l’égide du ministre du Travail, Sam Hamad.

Quant à la liste des services essentiels préparée par le syndicat, les discussions sur ce point se poursuivent entre les parties. La Commission des relations de travail devra statuer ultérieurement sur la suffisance des services essentiels à maintenir.

La dernière grève importante des cols blancs de Montréal remonte à 1967.

Comptant plus de 110 000 membres au Québec, le SCFP représente environ 70% de l’ensemble des employés municipaux, soit 31 600 membres.

 

 

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