L’aménagement d’un «lien vert» sur la glace
Le projet d’aménagement d’un «lien vert» qui unirait les quartiers résidentiels dans le corridor du Canadien Pacifique qui n’est plus utilisé est finalement retardé puisque de nombreuses négociations et études techniques restent à faire.
Par conséquent, le sujet a été retiré de l’ordre du jour de la séance publique du conseil d’arrondissement du 7 mars.
Puisque que plusieurs négociations et études techniques restent à faire, le conseil d’arrondissement a retiré le sujet de son ordre du jour de la séance publique du 7 mars.
«On veut se donner plus de temps pour étudier toutes les possibilités. Des parties de terrain appartiennent au Canadien Pacifique, d’autres à Hydro-Québec», explique le directeur général Marc Morin.
«Est-ce qu’Hydro nous permettrait de faire certaines choses et combien coûteraient les terrains? Il y a toute une analyse technique à faire», ajoute-t-il.
Ces terrains, d’environ 30 mètres de largeur, traversent 28 zones, entre le parc Angrignon et la rue Maria.
LaSalle souhaite améliorer les liens entre les secteurs résidentiels localisés de part et d’autre de l’emprise ferroviaire, ainsi que l’accès au secteur Bois-des-Caryers et au parc Angrignon.
Une fois aménagé, ce «lien vert» pourrait permettre de relier deux infrastructures de transport collectif: la station de métro Angrignon et la gare de LaSalle. On parle aussi d’aménagement possible d’un parc de détente, ou d’un terrain de jeu ou d’une piste cyclable ou autre.
Marge de manœuvre
La mairesse suppléante Nancy Blanchet a rappelé qu’en novembre, le conseil avait voulu protéger l’intégrité de ce lien vert pour toute utilisation publique future.
«On tentait de voir ce qu’on pouvait faire en termes de transport collectif, parcs et autres. On le faisait rapidement parce que le Canadien Pacifique était en train de vendre des terrains sur ce lien vert», explique Marc Morin.
À la période de questions, la citoyenne Sonja Susnjar a manifesté son inquiétude à l’effet qu’une zone verte coupant LaSalle en deux puisse empêcher les gens habitant au sud de Wanklyn de voter lors d’un référendum, s’il y avait un troisième projet résidentiel. «C’est important de sauvegarder le droit de ces gens d’avoir leur mot à dire», exprime-t-elle.
Conseillère de l’équipe du maire de Montréal, Denis Coderre, Monique Vallée partage ces arguments, «car ces gens seraient plus touchés que d’autres et ce serait dommage de les priver de leur droit de s’exprimer».
La conseillère de ville croit néanmoins que le lien vert serait une bonne affaire. «Mais je suis un peu sceptique concernant le déménagement d’une gare qui entraînerait des coûts majeurs. Je trouve que ce n’est pas un endroit pour faire un projet de transport de cette ampleur».
Présentement, l’emprise ferroviaire forme une barrière entre les quartiers localisés des deux côtés. Le cadre végétal du corridor, avec des arbres matures, devrait être préservé dans un futur aménagement.