Le Plateau-Mont-Royal
16:32 18 février 2021 | mise à jour le: 18 février 2021 à 16:55 temps de lecture: 4 minutes

École Robert-Gravel: les élèves désinscrits sont réintégrés

École Robert-Gravel: les élèves désinscrits sont réintégrés
Photo: ArchiveLe CSSDM confirme que tous les élèves sélectionnés de la cohorte 2021-22 de l'école Robert-Gravel seront admis, comme prévu.

Le Centre de services scolaire de Montréal (CSSDM) confirme que les élèves désinscrits seront admis à l’école Robert-Gravel cet automne.

«La situation à l’école Robert-Gravel est un cas d’exception qui, heureusement, s’est réglé. Dans cette optique, nous avons pu confirmer aujourd’hui aux parents concernés que tous les élèves sélectionnés de la cohorte 2021-22 de l’école Robert-Gravel seront admis, comme prévu», a indiqué le conseiller en communication du CSSDM, Julien Archambault.

Depuis lundi, c’était la consternation pour plusieurs familles qui ont reçu un courriel de la direction de l’école Robert-Gravel, annulant l’inscription de leur enfant pour la rentrée 2021. Au total seize familles étaient touchées par cette décision, la direction prétextant manquer de places et être obligée à revoir son organisation à cause de la situation sanitaire.

Une première lueur d’espoir était cependant apparue ce matin lorsque que le ministre de l’Éducation du Québec, Jean-François Roberge, avait assuré dans une entrevue donnée à La Presse que les élèves exclus de l’École Robert-Gravel seront du programme spécialisé en théâtre pour la rentrée 2021-2022.

Rejointe par Métro immédiatement après la confirmation par le CSSDM de cette réintégration, Mylène Lefebvre, la mère de l’une des élèves dont l’inscription a été annulée lundi, s’est dite très heureuse par cette nouvelle, un sentiment évidemment partagé par sa fille.

«On est vraiment contente par la tournure des événements.»

Elle souhaite tout de même questionner les décisions qui ont été prises plus tôt cette semaine.

«Même s’il y a un revirement de situation, on trouve ça étrange que cela a été dans cette voie-là.»

Également mère d’une élève, Pauline Cailliau est très contente que la réintégration ait été rapide.

«On a hâte de voir les solutions qui seront proposées par rapport aux aménagements des locaux.»

Situation sanitaire

Les deux mères ne comprennent pas ce qui a pu cette confusion depuis l’acceptation de leurs enfants en novembre.

«La Covid existait en novembre, ce n’est pas une surprise», s’interroge Mme Lefebvre.

Lors du conseil d’établissement de Robert-Gravel ce mercredi, quelques parents concernés ont eu une quinzaine de minutes de parole. Parmi ceux-ci, Pauline Cailliau a demandé pourquoi lors de l’inscription en novembre l’école avait accepté autant d’élèves, malgré que la situation sanitaire était déjà connue.

«Quand je me suis permis de dire ça, je me suis mêlée de quelque chose qui ne me regardait pas visiblement.»

Interrogée à ce sujet, la députée de Mercier, Ruba Ghazal, considère que l’école et le Centre de services scolaire de Montréal (CSSDM) ont manqué de prudence et de considération.

«L’excuse de l’adaptation aux contraintes imposées par la COVID-19, que nous servent la direction d’école et le CSSDM, a le dos large. Je vois mal ce qui différencie la situation actuelle de celle qui pouvait aisément être anticipée il y a deux mois», a déclaré l’élue de Québec solidaire.

Sous le choc

Lorsque Mme Lefebvre a reçu le courriel lundi, elle est restée une dizaine de minutes dans sa cuisine à se demander comment elle allait annoncer la nouvelle à sa fille.

«Je savais que cela allait la bouleverser. Quand je lui ai dit, elle s’est mise à pleurer et ça prit un bon 30 minutes avant que je sois capable de lui parler et de la consoler.»

Mylène Lefebvre explique que sa fille a eu un début d’année difficile, car elle a été victime d’intimidation.

«Quand elle a reçu sa réponse positive en novembre de Robert-Gravel, ça lui a donné comme un boost de courage, d’estime de soi et de confiance. Grâce à ça, elle a réussi à régler la situation à l’école.»

Avec cette mauvaise nouvelle, Mme Lefebvre était très inquiète que sa fille retombe dans le même état qu’à l’automne.

Pour Mme Ghazal, ce qui s’est passé à l’École Robert-Gravel montre à quel point les directives ne sont pas claires en ce temps de pandémie.

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