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« Si les allégations s'avèrent, nous allons agir » – Ian Lafrenière

Le commandant Ian Lafrenière, du Service de police de la Ville de Montréal (SPVM), assure que si le policier est en cause dans l’arrestation d’une enseignante et un concierge mercredi soir, il devra faire face à la musique.

catherine.bouchard@tc.tc

« Nous sommes à l’étape de récolter les témoignages de tous les témoins, tant nos policiers que du personnel de l’école, pour avoir une vue d’ensemble sur ce qui s’est passé. C’est certain que, comme policier et comme père de famille, je n’aime pas ça. Il faut toutefois demeurer prudent. Je ne le défends pas, mais je ne sais pas s’il a bien agi ou pas », explique M.Lafrenière.

Selon le commandant, le policier aurait été sur un appel dans une ruelle coin Saint-Denis et Roy, puisqu’une dame avait eu un accident. C’est à ce moment qu’il aurait grillé une lumière rouge. Le SPVM n’a pas l’information sur le fait qu’il ait mis ou non ses gyrophares. Le policier est revenu quelques minutes plus tard pour invectiver le concierge en lien avec son commentaire sur le feu rouge grillé par l’agent de la paix ( Les détails ici ) .

« Lorsque les citoyens voient un policier brûler un feu rouge, ils peuvent nous appeler et nous avons l’obligation de faire des vérifications et un retour au citoyen. Plutôt que de faire un commentaire, ils peuvent nous signaler lorsqu’un agent de la paix a mal agi. Concernant le dossier précis, nous allons rencontrer le policier pour connaître sa version des faits. À ce moment-là, nous allons déterminer s’il pourra continuer la patrouille ou non. Nous sommes conscients qu’il sera visé, qu’il soit coupable ou non », indique le porte-parole du SPVM.

Le SPVM confirme que d’autres policiers ont été appelés en renforts. Il confirme également l’utilisation de poivre de cayenne.

«La dame qui a été arrêtée a refusé l’assistance d’Urgence santé. Le jeune homme, dont je dois taire l’identité, recevra par sommation des accusations de possession simple de stupéfiants et d’entrave au travail des policiers. La dame a reçu, pour sa part, une accusation d’entrave au travail des policiers pour laquelle elle devra comparaître le 8 août prochain », souligne M. Lafrenière.

Le commandant assure qu’il y aura des conséquences, si le policier s’avère être en faute.

« Par le passé, nous avons eu des cas où des policiers ont mal agi et nous l’avons dénoncé. Si les allégations s’avèrent vraies, nous allons agir, c’est certain. On pourrait décider de ne pas commenter, mais par souci de transparence, nous disons les choses telles qu’elles sont », conclut le commandant.

Le SPVM devrait fournir plus de détails lundi prochain.Rappelons que la matricule 728, qui avait beaucoup fait la manchette pour ses arrestations musclées, provenait du poste de quartier (PDQ) 38, comme le policier qui serait en cause dans ce dossier.

Le commandant du PDQ 38, Alain Gagnon, rencontrera la directrice de l’école au Pied-de-la-Montagne, en début de semaine prochaine pour ouvrir un dialogue sur les évènements de mercredi.

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