Papi, raconte-moi une histoire
Engagé à promouvoir la littérature jeunesse depuis des années, Philippe Béha a accepté sans hésiter de parrainer, en compagnie de Monique Polak, l’événement qui se tiendra du 22 au 28 avril.
Selon lui, il est important de donner le goût de la lecture aux enfants et plus particulièrement aux jeunes garçons qui ont souvent tendance à bouder les livres. Le meilleur moyen d’y arriver : s’adresser à eux par le biais de petites histoires amusantes.
« Il y a des auteurs qui veulent parler d’enjeux sociaux, comme la guerre ou la pauvreté. Moi, ce n’est pas mon truc. Je crois plutôt qu’il faut simplement les amener à apprécier la lecture, que ce soit par un conte inventé, une histoire drôle ou encore une histoire de pets. Ils ne sont pas cons. Au contraire, ils sont brillants, ils sont extraordinaires. [On peut aborder des thèmes sérieux de manière rigolote], ils vont lire entre les lignes et ils vont décoder le message. Et même s’ils ne le font pas, ce n’est pas grave », soutient le résident du Plateau-Mont-Royal.
Une image vaut mille mots
Pour lui, la lecture ne se borne pas au texte; elle inclut également les images. Ces dernières permettent aux jeunes de lire entre les lignes et de voir plus loin que les mots.
« Quand on s’adresse à des tout-petits, il ne faut pas mettre trop de détails, car ce n’est pas à cet âge-là qu’ils vont se perdre dans les images. Ça doit demeurer ludique. Par contre, si on a une histoire un peu plus sophistiquée pour des plus vieux, on ajoute des éléments. Il faut que l’illustration véhicule l’histoire, mais il faut aussi aller plus loin, ne pas rester collé au texte. Il faut transcender l’histoire par l’image », fait-il valoir.
L’illustrateur croit que les auteurs jeunesse ont intérêt à en « dire moins dans leurs textes » et à laisser parler les dessins d’eux-mêmes.
« Souvent, quand je pense à un détail, je me dis : « ne l’écris pas, les jeunes vont le voir, ils vont aller le chercher dans l’image ». C’est ce genre de complicité qu’il faut développer avec son lectorat. J’essaie de regarder mes dessins à travers leurs yeux. Je me dis : « ça, ça devrait les faire rire ou à tel endroit ils devraient pleurer ». J’appréhende leur réaction », explique Philippe Béha.
Activités sur le Plateau-Mont-Royal
Tout au long du festival, une soixantaine d’activités gratuites sont proposées aux petits et grands. Voici un aperçu de la programmation dans le Plateau.
Tout au long du mois d’avril, le chalet-resto du parc La Fontaine accueillera une exposition des œuvres originales de Philippe Béha.
Il sera à la bibliothèque du Plateau-Mont-Royal, les 20 et 25 avril, à 10 h, pour y conter des histoires et répondre aux questions des enfants.
Le « papi de la littérature jeunesse » sera également à l’Espace La Fontaine, le 28 avril, dès 14 h 30. En compagnie de France Castel, il prendra part à une activité intergénérationnelle où la comédienne fera une lecture du Petit Prince d’Antoine de Saint-Exupéry.
La maison de la culture présentera la pièce Gros biscuit, de Renée Robitaille, inspirée de l’univers de Robert Munsch, un auteur jeunesse, le 20 avril, à 14 h.
Finalement, Marie Barguirdjian animera une rencontre pour les parents et enfants âgés de 3 mois à 2 ans, le 27 avril, à 10 h 30, à la librairie Gallimard, pour une incursion dans le monde des mots et des sons. À 14 h, ce sera au tour des jeunes de 8 à 12 ans d’être conviés à une discussion sur la différence.
Pour connaître la programmation complète, on consulte le http://bit.ly/ZsGHLF.
Carnet d’adresses
– Bibliothèque et maison de la culture du Plateau-Mont-Royal 465, avenue du Mont-Royal Est Information : 514 872-2271 (bibliothèque) ou 514 872-2266 (maison de la culture) – Espace La Fontaine 3933, avenue du parc La Fontaine Information : 514 280-2525 – Librairie Gallimard 3700, boulevard Saint-Laurent Information : 514 499-2012