Milton-Clark: le paradis perdu
« Il y a le problème des bars et des étudiants de McGill. Après minuit, on ne peut pas dormir. Il y a aussi la station d’essence Esso, à l’angle du boulevard Saint-Laurent et de la rue Sherbrooke. On y trouve un dépanneur et un comptoir Tim Hortons. Ça attire toutes sortes de gens qui circule et qui font du bruit. Il y a des camions de vidange qui y déversent de grands contenants métalliques très tôt le matin », s’est objecté M. Antakly, lors de la dernière séance du conseil d’arrondissement, en insistant sur l’impact de cette situation sur sa santé et sur celle de ses voisins.
Armé d’une pétition paraphée par une cinquantaine de résidents du quartier, l’homme demande à ce que l’arrondissement et les services de police prennent des mesures concrètes.
« Les policiers ne sont pas là souvent. Quand on rentre chez soi après minuit, on se fait harceler. Il y a du vandalisme : nos plantes sont arrachées et il y a énormément de graffitis. Il y a beaucoup de choses qui se passent la nuit dans la ruelle de la rue Milton (vols, consommation de drogue, disputes, etc.). Les gens sautent par-dessus les clôtures et quelqu’un est même déjà entré chez moi. On ne sait plus à quel saint se vouer et on vous demande de nous aider », a-t-il laissé savoir.
Les citoyens ont fait parvenir un document présentant des solutions qui pourraient être appliquées, notamment l’installation de lampadaires et d’affiches rappelant qu’il s’agit d’un secteur résidentiel, l’interdiction pour les camions d’y circuler de 21 h à 8 h et modification de l’horaire d’opération des bars et autres établissements commerciaux.
Présence policière
Le commandant du poste de quartier 38, Stéphane Bélanger, a indiqué être au courant de la situation, mentionnant qu’il existait un comité de citoyens dédié à trouver des solutions pour contrer les problèmes de bruit et de fréquentation nocturne du quartier. Il a aussi laissé savoir que les policiers travaillaient en étroite collaboration avec l’Université McGill « puisqu’un certain nombre de problèmes provient des étudiants ».
« Sur le boulevard Saint-Laurent et les alentours, les fins de semaine, nous avons entre 30 et 40 policiers qui patrouillent. On connaît la situation et on applique la réglementation de façon assez stricte. Il arrive qu’on donne de 12 à 14 contraventions par soir, uniquement pour le bruit », a assuré M. Bélanger.
Poubelles et ruelles vertes
« La petite délinquance, c’est notre problème numéro un », estime pour sa part le maire de l’arrondissement, Luc Ferrandez.
Il rappelle que la sensibilisation des étudiants reste toujours à faire, en raison du roulement de la population estudiantine.
En ce qui a trait au passage des camions à ordures, il soutient qu’il faut revoir la réglementation sur les heures de livraison pour les véhicules lourds.
« On est en train d’étudier la possibilité de le faire pour l’ensemble du Plateau-Mont-Royal. »
Finalement, le maire croit qu’il faudrait revoir la possibilité de fermer la ruelle Milton.