Mercier & Anjou

L’Atelier d’histoire MHM dévoile son inventaire patrimonial

Sur les 983 bâtiments inventoriés, 166 sont des maisons shoebox. Photo: Gracieuseté, L’Atelier d’histoire Mercier–Hochelaga-Maisonneuve

«Un projet colossal et de longue haleine.» C’est ainsi que le directeur de l’Atelier d’histoire de Mercier–Hochelaga-Maisonneuve a qualifié l’inventaire patrimonial de Mercier présenté le 19 novembre dernier.

Sur les 1500 bâtiments répertoriés au départ, 983 ont été retenus dans la version finale de cet inventaire. Celle-ci compte plus précisément 929 résidences, 19 écoles, 14 églises, 10 usines et 11 autres bâtiments, comme des casernes de pompiers.

Parmi les résidences, 707 sont des duplex ou triplex et 166 sont des maisons shoebox. Ces dernières représentent bien «l’accès à la propriété pour des familles à faible revenu qui construisait souvent leur maison par eux-mêmes», explique le directeur de l’Atelier, William Gaudry.

L’inventaire a été fait selon trois critères : l’architecture, l’environnement urbain et historique, ainsi que l’intégrité et l’utilisation du bâtiment.

Une étude qui fait école, selon William Gaudry, rappelant le caractère exemplaire de ce travail qui a été accompli en un an et demi, soulignant du même coup le nombre incalculable d’heures qu’André Cousineau et lui ont passées pour accomplir cette tâche.

«On ne se le cachera pas, cet inventaire commence à faire école dans le milieu d’histoire et dans le milieu patrimonial dans différentes villes et municipalités au Québec.»

Une responsabilité collective

À la lumière de l’inventaire, l’Atelier souhaite que les subventions à la rénovation, comme RénoPlex, soient bonifiées et incluent les maisons shoebox, puisque la protection du patrimoine est une responsabilité «collective».

C’est la démolition «crève-cœur» en 2020 d’une demeure plus que centenaire dans Mercier, la maison Lapointe, qui a poussé l’arrondissement MHM a initié ce dépouillement du patrimoine bâti dans le quartier, rappelle M. Gaudry.

«C’est la première fois qu’un arrondissement [de Montréal] s’associe à une société d’histoire locale pour faire un inventaire professionnel de ce genre», soutient-il.

L’Atelier prévoit demander le classement de certains de ces bâtiments.

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