Combattre la pauvreté au quotidien
Fondé en 1991, le CAP Saint-Barnabé offre depuis ses premiers jours le service d’épicerie communautaire. L’organisme se procure des aliments non périssables aux meilleurs prix possible et les revend à ses membres. Ainsi, ceux-ci peuvent se procurer les articles dont ils ont besoin, lorsqu’ils ont de l’argent, explique Jeannelle Bouffard, directrice du CAP Saint-Barnabé.
L’organisme offre aussi des ateliers, des soupers communautaires ainsi qu’un service de dépannage alimentaire.
« Nous voulions faire la promotion d’une saine alimentation. Nous avons alors créé des activités en ce sens, par des dégustations ou des ateliers par exemple, indique Mme Bouffard. Nous voulions aussi sensibiliser notre clientèle sur des dossiers précis, comme le crédit de solidarité ou les augmentations d’Hydro-Québec, et nous le faisons, lors de nos soupers communautaires.
« Nous avons 3500 entrevues par année pour notre service de dépannage alimentaire. Nous aidons les gens pendant qu’ils attendent leur chèque ou lors d’une période difficile. Toutefois, nous ne pouvons pas leur offrir le dépannage de façon récurrente. Sinon, nous n’aiderions qu’un nombre restreint de familles. Nous avons certaines balises. Pour éviter que les gens ne se couchent le ventre vide, nous avons développé un service de collation. »
Répondre à un besoin
Il y aurait au moins 5000 personnes qui passent par le CAP Saint-Barnabé par année, estime Mme Bouffard.
« Nous avons en moyenne 200 personnes par jour. Le CAP Saint-Barnabé est utilisé. Les gens se retrouvent ici comme dans une famille. Il y a des gens qui sont à l’hôpital et qui nous appellent pour nous donner des nouvelles.
« Nous avons l’impression de faire quelque chose d’utile socialement. Nous avons un impact dans la vie des gens, mais nous sentons une certaine impuissance. Quand nous travaillons sur un problème, il y a quelque chose qui explose ailleurs. »
C’est dans cette optique que l’organisme s’est aussi attelé à lutter contre la pauvreté par l’entremise du logement. Il a modifié le presbytère de l’église Saint-Barnabé en lieu d’hébergement pour personnes avec des problèmes légers de santé mentale. Il gère aussi deux maisons de chambres pour permettre à des gens d’avoir un logement subventionné.
« Nous essayons de travailler contre la pauvreté des personnes en développant leur autonomie. Nous trouvons des réponses à des problèmes et nous nous attaquons aux facteurs qui appauvrissent les gens », affirme Mme Bouffard.