Que comptez-vous faire pour régler la problématique de la prostitution dans le secteur?
Pour faire de notre quartier un milieu de vie agréable pour tous, il faut une solution qui n’implique pas simplement de déplacer les prostituées comme le font les autorités depuis plus de 20 ans.
Nous devons tout mettre en œuvre pour contrer les inégalités et l’exclusion sociale dont sont souvent victimes les prostituées. Elles ont besoin de soutien pour sortir de la prostitution lorsqu’elles le souhaitent, de logements sociaux et de soins de santé plus accessibles.
L’État doit mieux soutenir les organismes communautaires ayant une approche de réduction des méfaits tels que l’organisme Dopamine qui doit être relocalisé afin de mieux répondre aux besoins. Il faut permettre aussi l’ouverture d’un centre de répit au CAP Saint-Barnabé.
Il faut arrêter de se mettre la tête dans le sable et de croire qu’avec une seule mesure, la prostitution disparaîtra. Il faut remettre la prostitution en contexte de lutte à la pauvreté.