Une somme de 14 M$ pour restaurer le patrimoine religieux
Pour l’année 2012-2013, 89 projets recevront un total de 14 M$. De cette somme, 13 072 562 $ serviront à la restauration de 76 lieux de culte et autres bâtiments à vocation religieuse construits avant 1945 et ayant une valeur patrimoniale significative.
Les sommes restantes (527 438 $) serviront à la restauration des orgues, des œuvres d’art, des pièces de mobiliers et au fonds d’administration (400 000 $) du Conseil du patrimoine religieux du Québec.
Les subventions du ministère de la Culture, des Communications et de la Condition féminine couvrent un maximum de 70 % du coût total des travaux, estimés à près de 20 M$, alors que les propriétaires de ces bâtiments religieux complèteront le financement en investissant près de 6 M$.
Dans Hochelaga-Maisonneuve, une somme de 140 000 $ a été octroyée à l’église Nativité-de-la-Sainte-Vierge pour la restauration de ses arcs-boutants.
Rien pour du Très-Saint-Nom-de-Jésus
Dans les projets retenus, aucune somme n’est prévue pour l’église du Très-Saint-Nom-de-Jésus qui cherche désespérément à sauver ses grandes orgues et son bâtiment.
Une situation qui désole, mais qui ne surprend pas Carole Poirier, députée de Hochelaga-Maisonneuve.
« L’église du Très-Saint-Nom-de-Jésus a été fermée en 2009. Elle n’est plus considérée comme une église, alors elle ne peut recevoir d’argent par le biais du programme annoncé par la ministre Christine Saint-Pierre.
« Il aurait fallu que la ministre agisse quand il en était encore temps, ce qu’elle n’a pas fait. Elle n’a jamais pris au sérieux nos demandes. »
Mme Poirier, membre du comité de sauvegarde de l’église du Très-Saint-Nom-de-Jésus, affirme que les démarches se poursuivent pour trouver des solutions. Elle ne baisse pas les bras et demeure optimiste.
« Deux projets culturels ont déjà été déposés, mais le financement n’est pas au rendez-vous. On ne peut pas abandonner. »
Un mécène a été rencontré à deux reprises pour lui faire visiter l’église. Les discussions se poursuivent.
C’est long, admet Mme Poirier, mais il faut prendre le temps de bien faire les choses.
Le comité de sauvegarde est toujours à la recherche d’une somme de 500 000 $. Ce montant défraierait le coût des travaux à réaliser pour empêcher que la détérioration du bâtiment ne se poursuive. On parle principalement de la consolidation des pierres de la façade (300 000 $), de la sécurisation des grandes orgues, des œuvres d’art (chauffage) et pour éviter le vandalisme (100 000 $) et de travaux urgents d’entretien (100 000 $) jugés prioritaires.