L'école Baril sera démolie puis reconstruite
Après avoir tenté de corriger les lacunes, mais sans succès, la Commission scolaire de Montréal (CSDM) se tourne maintenant vers une solution définitive.
« Nous allons de l’avant sans plus attendre avec la démolition et la reconstruction de l’école. La décision est prise. Nous voulons redonner aux parents une école primaire de proximité au sud du quartier.
« L’école montréalaise doit offrir à ses élèves et à leurs parents des édifices sains, sécuritaires et attrayants », a affirmé Daniel Duranleau, président de la CSDM, au cours d’un point de presse.
Le nouvel établissement, qui sera construit sur le site actuel de Baril, pourra accueillir 500 élèves et ses coûts sont évalués à 16 M$ selon des données préliminaires.
La question financière demeure toutefois en suspens. Le gouvernement du Québec n’a toujours pas confirmé le financement requis.
La députée de Hochelaga-Maisonneuve, Carole Poirier, qui était présente au point de presse ne s’en fait pas outre mesure. Officieusement, l’octroi des sommes nécessaires ne serait qu’une question de temps et ne poserait pas problème.
Durant le lancement des appels d’offres, l’obtention des permis de démolition et de reconstruction, les plans et devis et les travaux proprement dits, les élèves de Baril continueront de fréquenter l’école secondaire Louis-Riel.
« Nous sommes très contents de la décision de la commission scolaire, indique Diane Beaudet, présidente du conseil d’établissement de l’école Baril. Nous attendions impatiemment cette annonce. »
Saint-Nom-de-Jésus et Hochelaga
Si le sort de l’école Baril semble réglé, il en est différemment pour les deux autres établissements scolaires du quartier touchés par des problèmes de moisissures : Saint-Nom-de-Jésus et Hochelaga.
Un comité composé des élus de l’arrondissement, de la députée provinciale, de la commission scolaire et de représentants du quartier se pencheront prochainement sur les solutions à privilégier. Tous les scénarios sont sur la table.
Ce qui semble le plus plausible est un regroupement d’au moins deux établissements scolaires, un changement de vocation pour un des deux édifices et de nouveaux services pédagogiques.
Comme la nouvelle école Baril pourra accueillir 500 élèves, alors que l’établissement compte 191 élèves actuellement, les élèves de l’une des deux autres écoles pourraient bien être intégrés à l’école Baril.
Le second bâtiment pourrait alors être transformé en centre communautaire pour loger les organismes communautaires du quartier qui manquent cruellement de place.
Dans la troisième école, on pourrait retrouver les élèves de Saint-Nom-de-Jésus ou de Hochelaga, selon le cas, et des adultes de la formation professionnelle ou encore des services de francisation pour les adultes.
Ces hypothèses reflèteraient le souhait de certains intervenants locaux et rallieraient plus d’une personne.
Rappelons qu’il y a à peine tout au plus deux ans, la commission scolaire souhaitait que le terrain adjacent à l’école Le Vitrail, dans le sud du quartier, soit réservé pour y construire une coopérative d’habitation.
On expliquait alors qu’il fallait attirer de nouvelles familles pour freiner la décroissance scolaire dans quelques écoles du territoire.
La situation des écoles de la rue Adam serait une occasion de revoir les services pédagogiques et d’atteindre plusieurs objectifs du même coup, croient des résidents du quartier.