Montréal-Nord

Logements sociaux: Montréal injecte 4 M$ pour soutenir le projet d’Hapopex

Logements sociaux: Montréal injecte 4 M$ pour soutenir le projet d’Hapopex
Photo: Gracieuseté HapopexL'immeuble de 96 logements abordables sera situé au sud-ouest de Montréal-Nord

La Ville de Montréal a annoncé une contribution de près de 4 M$ au projet de tour de 95 logements sociaux à Montréal-Nord, piloté par l’organisme HAPOPEX. La construction, qui devait d’abord être mené à terme à l’automne 2019, avait été reportée pour des raisons techniques.

« Il y avait besoin d’un coup de pouce pour pouvoir sortir ce projet, soutient Craig Sauvé, conseiller de la Ville associé à l’habitation. Après la subvention provinciale, on a travaillé rapidement pour alléger le coût de la mise en chantier pour que le projet soit réalisé le plus vite possible », ajoute-t-il.

L’immeuble prendra la forme d’une tour de 10 étages et comprendra 95 logements sociaux, dont 15 pour cent compteront trois chambres à coucher, et sera situé au 4155 boulevard Industriel, au coin de l’avenue Hébert. Le coût total du projet est estimé à 23,7 M$.

Le gouvernement du Québec avait déjà accordé à Hapopex une subvention de 12 M$ pour la construction de cette tour.

Pour M. Sauvé, Montréal-Nord est un secteur où le besoin de grands logements est criant.  « C’est très important d’en implanter dans chaque quartier, pense-t-il. On ne veut pas voir des familles quitter le quartier où elles sont installées. »

Selon le conseiller, avec le taux d’inoccupation qui est plus bas qu’à la normale, il est aujourd’hui plus difficile pour les familles de trouver de grands logements.

Sans s’avancer sur une date butoir précise, M. Sauvé affirme que le projet n’est « pas loin d’une mise en chantier » et qu’il pourrait être réalisé en 2020 ou 2021.

Une offre à l’abri du marché
« La stratégie à long terme et moyen terme de la Ville de Montréal, c’est de créer le maximum de logements hors marché ou abordables possible », indique M. Sauvé. L’objectif est de conserver des logements abordables, à l’abri des phénomènes comme le tourisme ou l’embourgeoisement.

« Le logement social permet de garder un noyau de personnes de toutes les classes socioéconomiques dans le quartier, sans faire fuir les acteurs privés », souligne M. Sauvé.

Les promoteurs privés seront toutefois soumis au règlement adopté par la Ville de Montréal en juin dernier qui exige qu’ils incluent 20 % de logements sociaux, 20 % de logements abordables et de 10 à 20 % de logements familiaux dans leurs projets, à compter de 2021.