Montréal-Nord

Élections municipales: les jeunes de Montréal-Nord posent leurs questions

Keimy, Sébastien et Innas.
Keimy, Sébastien et Innas ont 16 ans et ne peuvent pas encore voter, mais ils ont déjà beaucoup de questions pour les candidats. Photo: Anouk Lebel/Métro

Après les aînés, c’était au tour des jeunes de poser leurs questions aux candidats aux élections municipales lors de la soirée «Je Vote», au Centre des jeunes l’Escale. Christine Black et Will Prosper ont notamment été appelés à expliquer comment ils comptaient redorer l’image de Montréal-Nord et lutter contre le profilage racial.

Les deux candidats à la mairie de l’arrondissement se sentent dans leur élément. La mairesse sortante d’Ensemble Montréal a été directrice dudit centre pendant près de 14 ans. Le candidat de Projet Montréal a cofondé Hoodstock, où il a travaillé auprès des jeunes.

Les jeunes, eux, les perçoivent surtout comme des politiciens. Ils veulent du concret. Que vont-ils faire pour améliorer l’image de Montréal-Nord? Vont-ils ajouter des autobus et des pistes cyclables? Comment vont-ils lutter contre la délinquance et le profilage racial?

Chacun profite de chaque occasion pour lancer des flèches à son adversaire. Quand Will Prosper défend son projet de Maison numérique, Christine Black réplique que des actions pour donner des emplois aux jeunes sont en cours. Il dénonce le sous-financement du travail de rue, elle rétorque que son administration investit un million de dollars par année dans les organismes jeunesse. Elle se targue d’avoir commandé un rapport sur le racisme envers les cols bleus de l’arrondissement, il affirme que des dénonciations l’ont forcée à le faire.

Qu’en pensent les jeunes?

La plupart des jeunes sur place ne peuvent pas encore voter. Mais ils sont à l’affût, en attendant le moment où ils pourront le faire.

«Il faut vraiment s’attaquer à la criminalité», croit Sébastien, 16 ans. Sur ce point, il estime que les candidats ont répondu «politiquement, pas toujours de façon très claire». «Personne ne m’a convaincu, je ne saurais pas pour qui voter», fait-il remarquer.

«Les candidats ont bien répondu, mais ça reste des paroles, il faut voir si ça va se traduire en actions», dit Keimy Saint-Firmin, elle aussi âgée de 16 ans.

«J’ai trouvé ça vraiment intéressant les réponses, mais je ne suis pas satisfaite. J’ai encore plus de questions qui n’ont pas pu être posées», souligne pour sa part Innas.

Le chargé de projet au Centre des jeunes Mohamed Lamine Ndoye les a préparés à la soirée. «Je les accompagne depuis trois ans et je les ai vus évoluer. Je suis vraiment fier qu’ils aient pris leur place.»

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