Fin d’un moyen de pression qui menaçait l’admission d’élèves au cégep
Après 13 heures de conciliation, le Syndicat de l’enseignement de la Pointe-de-l’Île (SEPÎ) et la Commission scolaire de la Pointe-de-l’Île (CSPÎ) se sont entendus pour que les élèves de quatrième et cinquième secondaires reçoivent leur bulletin de notes à temps pour leur inscription collégiale.
Le syndicat avait informé la commission scolaire, en janvier dernier, que les enseignants allaient remettre les notes des élèves du secondaire le 26 février et ceux du primaire, le 11 mars, et ce, de façon manuscrite et non informatisée. Ceci aurait eu pour conséquence de retarder l’envoi des notes au Service régional d’admission du Montréal métropolitain.
La CSPÎ avait alors dénoncé ce moyen de pression et déposé une requête auprès du Tribunal administratif du travail, au cours du mois de février.
«La CSPÎ a une entente avec le Service régional d’admission du Montréal métropolitain et doit fournir les notes des élèves de quatrième et cinquième secondaire avant le 22 février. Nous avions des informations contraires, comme quoi la date était le 1er mars, donc nous ne pénalisions aucun élève avec les dates que nous proposions», explique Luc Ferland, président du SEPÎ.
Après de longues discussions, les deux groupes ont finalement convenu que les enseignants de quatrième et cinquième secondaire remettraient leurs notes le 19 février au lieu du 26. Les autres dates resteront toutefois inchangées.
«Nous ne voulions pas que notre plan de mobilisation nuise aux élèves alors nous en sommes venus à une entente», indique M. Ferland ajoutant que ce moyen de pression a déjà été utilisé en 2015, soit pour les bulletins de juin et novembre.
TC Media a joint la CSPÎ qui n’a pas voulu commenter le dossier.
D’autres actions
Le SEPÎ a annoncé que plusieurs autres activités de mobilisation, dont des gestes d’éclat, se dérouleront au cours des prochaines semaines afin de rappeler que les négociations ne sont toujours pas terminées.
La convention collective des enseignants de la Pointe-de-l’Île s’est terminée en 2015 et que plus de 70 rencontres se sont déroulées entre le gouvernement du Québec et la Fédération autonome de l’enseignement.