Robert-Baldwin: une forteresse libérale qui devrait le rester
Robert -Baldwin est la plus petite des circonscriptions de l’Ouest-de-l’Île. Elle est composée d’une petite partie de Pierrefonds-Roxboro et majoritairement de la Ville de Dollard-des-Ormeaux, délimitée par les grands boulevards de la région tels que Pierrefonds, des Sources et Jacques-Bizard.
Pourtant, elle compte une population de 76 965 citoyens, dont plus de 53 000 électeurs. Lorsque le PQ a gagné une minorité en 2012, le taux de participation dans Robert-Baldwin était de 69 %, en comparaison avec 42 % en 2008.
Il est prévu que le taux de participation pourrait atteindre 75 ou 80 % devant la menace d’une majorité du PQ et son impact sur les anglophones et les allophones, qui représentent 40 % de la population de la circonscription.
Outre l’économie du Québec, les problèmes les plus urgents sont les suivants: le projet de loi 14 et l’accessibilité à l’éducation postsecondaire, le débat sur la «Charte des valeurs» et son impact sur les droits linguistiques de même que les transports en commun.
Depuis le début du mandat du PQ, la province a tenté de renforcer le statut du français par rapport à l’anglais, ce qui a eu un impact sur certaines entreprises locales. L’Office québécois de la langue française du gouvernement (OQLF), populairement connu comme la «police de la langue» a enquêté au cours de la dernière année sur plusieurs entreprises de l’Ouest-de-l’Île, comme la pâtisserie Swiss Vienna, à Pointe-Claire, et Frozen Yogurt Menchie, à Dollard-des-Ormeaux.
Enfin, le transport a longtemps été un sujet brûlant dans l’Ouest-de-l’Île. Comme les résidents des circonscriptions voisines, ceux de Robert-Baldwin voyagent en moyenne 25 minutes pour aller travailler et principalement en voiture (70 %).
Avec les autoroutes 40 et 20, les seules voies vers l’activité économique basée au cœur du centre-ville de Montréal, tous les résidents de l’Ouest vivent un cauchemar dans la circulation jusqu’à ce que soit remplacé l’échangeur Turcot, d’ici 2016.
Les candidats
La circonscription est un bastion libéral depuis longtemps. Le député sortant, Pierre Marsan, a fait sa marque dans la communauté autour de Cloverdale et a participé à contrer le mouvement souverainiste au milieu des années 1990. Comme le vétéran quitte le monde de la politique, un nouveau candidat prendra la relève libérale, Carlos Leitao.
L’économiste canadien de renom, une partie du trio économique formé des libéraux Martin Coiteux et Jacques Daoust, respectivement candidats dans Nelligan et Verdun, apporte une richesse d’expérience dans le monde de la finance. Il a déclaré aux journalistes locaux la semaine dernière que la politique de division du PQ a blessé une économie déjà stagnante et ayant perdu 26 000 emplois le mois dernier. Leitao a déclaré que l’amélioration des conditions de l’investissement privé est la clé pour stimuler l’économie.
La course comprend aussi Michaël Comtois-Lussier (PQ), Jamie Allen (CAQ), Mathieu Mireault du Parti vert (PVQ) et Ali Faour (Québec Solidaire). M. Lussier est membre de l’association des jeunes du parti à Saint-Hyacinthe et est étudiant à l’Université de Sherbrooke. Il n’a pas de liens connus avec l’Ouest-de-l’Île. Jamie Allen est l’un des rares candidats anglophones sous la bannière de la CAQ. Il est actuellement chef de projet chez CAE Montréal, une entreprise qui dessert le secteur de l’aviation civile et militaire. Mathieu Mireault travaille comme conseiller en innovation chez Desjardins en plus d’étudier à la maîtrise aux HEC. Il a 24 ans et vit sur le Plateau, mais a grandi à Pierrefonds.
Statistiques du Directeur général des élections du Québec (DGEQ)