Un coup de poing à la figure juste avant les élections
«Le problème est que les résidents de ces condos sont très territoriaux. Ils ne veulent pas vous laisser entrer même si j’en avais le droit», confie celui qui a terminé cinquième dans son district avec 3% des voix.
Selon la loi électorale, une personne responsable d’un immeuble à logements multiples n’a pas le droit d’empêcher un candidat d’y avoir accès entre 9h et 21h dans le but de rencontrer les résidents.
M. Stitt est entré dans l’immeuble, a sonné à la porte de quelques résidents depuis l’entrée et a rapidement été acueilli par une personne âgée qui, selon le candidat, était «clairement fâché d’avoir été dérangé par la sonnette». Comme M. Stitt refusait de quitter les lieux, le suspect aurait fait tomber ses papiers, puis l’aurait frappé d’un coup de poing qui lui a fait perdre ses lunettes.
Le constable Daniel Maheu, du poste 3 de la Police de Montréal n’a pas voulu commenter les événements, mentionnant qu’ils étaient présentement sous enquête.
Un événement similaire s’est produit plus tard en journée alors que M. Stitt visitait une unité de condo sur la rue Surreau. Bien qu’il n’y ait pas eu d’altercation physique, la police a encore une fois été appelée sur les lieux.
Cette fois, la force constabulaire l’a prévenu qu’au prochain appel à propos d’un incident similaire, c’est lui qui serait arrêté, loi électorale ou pas. M. Stitt croit que les droits des candidats méritent un nouvel éclaircissement et que la population devrait en être informée.