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Le projet de centre communautaire de l’AOIHI revitaliserait Sainte-Geneviève

Natalie Chapman caresse un rêve.

La semaine prochaine, la directrice de l’Association de l’Ouest-de-l’Île pour les handicapés intellectuels (AOIHI) rencontrera le maire de l’arrondissement de L’Île-Bizard–Sainte-Geneviève, Richard Bélanger. L’objectif: que l’arrondissement collabore à l’érection d’un centre communautaire destiné aux nombreuses jeunes familles de Sainte-Geneviève, qui selon Mme Chapman reçoivent peu de services.

«Beaucoup de jeunes familles habitent la région et on leur consacre trop peu de ressources, affirme Mme Chapman. Il y a bien des services accessibles aux familles dans le nord-est de l’Ouest-de-l’Île, mais peu dans le nord-ouest», dit-elle.

Or, c’est précisément là que se trouve le centre Pat-Roberts de l’AOIHI depuis quelques années. Sa localisation a précisé la vision qu’a Mme Chapman des besoins de la population.

«Il y a des gens qui peinent à joindre les deux bouts», avance la directrice. En effet, malgré des demeures richissimes le long de la rivière des Prairies, à Sainte-Geneviève un enfant sur quatre vit sous le seuil de la pauvreté et 34% des enfants du secteur vit dans une famille monoparentale.

C’est pourquoi Mme Chapman rêve de construire un centre d’aide aux familles d’enfants de moins de trois ans, un endroit où les enfants avec un handicap peuvent côtoyer ceux qui n’en ont pas.

«Généralement, les gens avec un handicap sont les derniers à recevoir des services. Dans ce cas-ci, ils pourraient aider la population qui vit sans handicap, grâce au futur centre», affirme Natalie Chapman.

La cause a reçu les appuis de la députée québécoise de Nelligan, Yolande James, ainsi que du député canadien de Lac-Saint-Louis, Francis Scarpaleggia, sans oublier celui du conseil d’administration de l’AOIHI. Mme Chapman explique que les premières sommes seraient prêtées par un fonds pour les infrastructures géré par Développement économique Canada.

«Nous ignorons si l’argent est disponible, mais nous espérons que le gouvernement décide que ce projet en vaut la peine», dit-elle.

Le bâtiment serait érigé sur des terres dont le groupe est propriétaire et lié par une passerelle au centre Pat-Roberts.

La directrice Chapman rêve à une Maison de la famille de l’Ouest-de-l’Île destinée principalement aux enfants de moins de six ans, à des groupes de mères et de bambins ainsi qu’à des groupes de jeux. Il y aurait également des programmes d’alphabétisation préscolaire et de socialisation des enfants, des cours d’habiletés parentales, des services d’information générale pour nouveaux immigrants (pour les orienter dans leurs rapports avec la bureaucratie québécoise) et dernièrement, des services pour les parents aux prises avec une maladie mentale. Ce serait un bon début, juge Mme Chapman.

«L’idée est de créer un espace dans lequel les parents pourront apprendre à interagir avec leurs enfants, dit-elle. Les enfants apprennent en jouant, ça a toujours été ainsi. Le lien qu’on bâtit avec un jeune enfant est vital au maintien de la relation pendant son adolescence», affirme la directrice.

(Traduit par Louis Philibert-Morrissette)

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