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Trois soirs d’opéra

Photo: Gracieuseté

Des étudiants en musique nous transportent quelque part en Europe, pendant la deuxième Guerre mondiale, dans une version de L’enfant et les sortilèges de Maurice Ravel,  qui sort du cadre initial.  L’interprétation originale de l’Atelier d’opéra et l’Orchestre de l’Université de Montréal constitue leur plus grosse production présentée cette année.

Un jeune enfant se cache dans la forêt, s’endort et fait un cauchemar. En se concentrant uniquement sur les dialogues, sans lire les didascalies, soit les annotations scéniques de l’auteur, le metteur en scène a découvert tout un univers différent.

«J’étais inconfortable avec les représentations un peu à la Walt Disney que j’ai vu de l’opéra. C’est génial, mais de prime abord, ce n’est pas lumineux. Ça devient très noir, sombre, l’image du cauchemar en ressort et j’ai poussé plus loin l’idée», explique François Racine.

Sa lecture de la fantaisie lyrique de Ravel présente plutôt l’enfant comme une victime. «J’ai renversé les choses pour montrer l’envers de la médaille. Tout le monde a embarqué dans cette vision; les chanteurs, le chœur et les musiciens de l’orchestre, dirigé avec brio par Alain Brunel», souligne M. Racine.

Avec le chef invité, ils ont mis en commun leurs savoir-faire afin que leurs deux univers fusionnent. «Faire de la mise en scène à l’opéra, c’est mettre en image le son, ça doit concorder avec la musique», précise-t-il.

Pour la trentaine d’étudiants de l’Atelier d’opéra et le vaste ensemble de musiciens de l’OUM, cette production pédagogique représente l’occasion de se produire dans un contexte professionnel. Ils entament une série de trois concerts dès ce jeudi à la salle Claude-Champagne.

L’enfant et les sortilèges présenté du 23 au 25 février, à 19h30. Billets: 25$/étudiants 12$ en vente sur admission.com.

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