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Outremont se souvient

Joanny-Furtin Michel - TC Media
Nombre d’enfants ont participé aux célébrations du souvenir du 11 novembre vendredi dernier. Pour des raisons techniques, l’événement s’est déroulé trois jours avant la date, mais l’émotion était tout aussi palpable entre les discours, les chants, et les gerbes de fleurs.

Dirigée par Monique Orvoine, une chorale d’une trentaine d’enfants du collège Stanislas, et deux musiciennes ont interprété l’hymne national Canadien et une aubade au souvenir intitulée Trois beaux oiseaux.

Le lieutenant Sylvain Deschênes a ouvert les cérémonies en accueillant les personnalités officielles dont la mairesse Cinq-Mars, les conseillers Forget et Moffatt, le commissaire scolaire Larichelière, le Commandant Leblanc du PDQ 24, le père Brousseau, les représentants des députés Bachand et Mulcair, et des institutions liées aux anciens combattants.

Un vétéran fut particulièrement cité. Donatien Vaillancourt est un des rares survivants du raid de Dieppe dont on commémorait à cette occasion le 70e anniversaire.

Dieppe, 70 ans déjà

Ce raid fut l’un des plus sanglants épisodes de la Seconde Guerre mondiale. Le 19 août 1942, 4963 soldats canadiens ont débarqué sur les plages de la ville normande. 3367 d’entre eux y sont restés.

«On savait que 20% d’entre nous seulement en réchapperaient», raconte Donatien Vaillancourt. «Quand la veille du départ, l’aumônier vous donne la communion et les derniers sacrements, on savait qu’on allait au casse-pipe…»

« Mais c’était une stratégie pour voir comment les forces nazies allaient se déployer sur les côtes françaises au détriment de Stalingrad où elles s’enlisaient. Ça a permis de mieux préparer le jour J et le débarquement deux ans plus tard…» Prisonnier de guerre lors de cette attaque, le soldat Vaillancourt n’a été libéré que trois ans plus tard à la fin de la guerre.

Une couronne de la part de la Jeunesse

«La guerre n’est pas qu’un jeu dans une ruelle ou sur un ordinateur. La guerre engendre des pertes dramatiques au sein des familles», a déclaré la mairesse Cinq-Mars en se tournant vers les enfants présents et nombreux vendredi matin. «Dans un tel moment, on pense aux familles comme celle de l’Outremontais André Vennat tué par un obus en sortant de sa barge de débarquement. C’est une commémoration triste, mais elle célèbre aussi la bravoure face l’oppression. En tant que citoyens libres, nous avons le devoir de nous souvenir.»

Au cours de la cérémonie, en tenue militaire, Madame Vincelette des Cadets de l’Air est venue interpréter au clairon la Sonnerie aux morts, et Maxime Langevin une Lamentation à la cornemuse. Le père Brousseau a rappelé que dans le nord de l’Italie, on avait fondu une cloche de la paix avec des armes, des balles et des ustensiles de guerre.

Puis vint le temps du dépôt des couronnes devant le cénotaphe du parc Outremont : la Ville de Montréal, l’Arrondissement, le Canada, le Québec, les Anciens combattants, les Forces armées canadiennes, le SPVM et, moment symbolique ultime, deux jeunes d’Outremont, Maude Demazet et Alexandre Pageau du collège Stanislas, ont déposé une gerbe au nom de la Jeunesse.

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