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Myrna Naman, le sourire pour être digne

Elle a une énergie débordante, Myrna Naman. Cette Québécoise d’origine Libanaise la partage depuis des années auprès des moins bien nantis. Dentiste de formation, elle met à contribution ses connaissances médicales et offrir des soins dentaires gratuits. Parce que la dignité passe aussi par le sourire.

Très investie dans le secteur humanitaire, la dentiste Myrna Naman est engagée au sein du comité de santé dentaire de Montréal. Ce qu’elle aimerait : créer une clinique dentaire pour les personnes dans le besoin.  » C’est une approche plus humanitaire, insiste-t-elle. Le but serait que des dentistes donnent de leur temps pour dispenser des soins gratuits, ou qu’ils puissent se déplacer dans des centres communautaires. » Selon elle, il existe des alternatives autres que l’extraction dentaire, souvent pratiquée en premier lieu parce que moins chère que les autres soins.

Son désir d’aider les plus dépourvus, elle le tire de sa vie au Brésil, à Rio de Janeiro. En 1999, la carrière de Myrna Naman prend en effet un tournant.

 » C’était plus difficle de pratiquer mon métier au Brésil, à cause des équivalences de diplôme, raconte-t-elle. J’ai donc décidé de me consacrer à l’humanitaire, pour obtenir des fonds, du matériel dentaire… » Elle travaille avec l’association fondée par Danielle Mitterrand qui cherche à apporter des soins dentaires dans les favelas. « C’est aussi notre devoir de citoyen de pouvoir prodiguer des soins gratuits, insiste-t-elle. C’est notre contribution à la société. »

De Beyrouth au Québec… Avant le Brésil, Myrna Naman a beaucoup voyagé. Tout commence en 1986, lorsqu’elle quitte Beyrouth au Liban, où elle a terminé ses études de dentiste. Elle passe ensuite une année à Londres, pour suivre son mari lors d’un de ses mandats de travail. Puis c’est le Québec qui l’accueille au début des années 90. C’est là qu’elle fonde sa famille et met, pour un temps, sa carrière de côté. « Nous sommes ensuite partis en Arabie Saoudite pendant cinq ans, toujours pour un mandat de mon mari », explique Myrna Naman. Là, elle reprend sa profession, « c’était plus facile d’exercer qu’au Québec, mon diplôme était reconnu. Ca a été de très belles années », se souvient-elle. Elle côtoie de nombreux expatriés, et devient présidente de l’association des Femmes canadiennes pour laquelle elle organise des levées de fonds. Les études…. et les enfants

En 2002, à son retour au Québec, Myrna décide de reprendre ses études pour obtenir un équivalent à son diplôme. « C’était un choix, parce que je voulais aussi remettre à jour mes savoirs. Avec la venue des implants, des nouvelles techniques, il fallait que j’approfondisse mes connaissances. Ces trois années d’études à l’Université de Montréal m’ont permis de m’intégrer à la profession et de m’adapter à la culture professionnelle du Québec. » Mais reprendre ses études avec trois enfants n’a pas été de tout repos. Un challenge qu’elle reconnait difficile : « Concilier la vie privée et la vie étudiante n’a pas été toujours très simple. Aujourd’hui, je suis fière de mes trois enfants qui excellent tous dans leurs domaines.  » Au cours de ses études, Myrna Naman accomplit des résidences dans les hôpitaux pour « voir le volet médical » et effectue des stages au sein de différents services. Après son passage dans le secteur public, elle exerce dans une clinique privée, avant d’ouvrir sa propre clinique. Aujourd’hui, Myrna Naman, en plus de ses nombreux mandats, est chargée de clinique à l’Université de Montréal et à McGill. Une belle revanche pour celle qui, il a quelques années seulement, usait les mêmes bancs que ses étudiants.

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