Génération danse
Dans mon temps, comme on dit, les spectacles de PGLO étaient d’une grande importance dans la vie parascolaire de l’école. Les semaines de représentations provoquaient une agitation globale dans l’école, au grand désespoir des enseignants qui devaient contenir l’excitation des élèves – surtout de ceux qui en profitaient pour faire des bêtises.
À mon arrivée jeudi dernier dans la salle de récréation de PGLO, qui donne sur l’auditorium, j’ai tout de suite réalisé avec plaisir que rien de tout ça n’a changé. L’ambiance était encore la même, l’excitation des élèves, l’exaspération des profs, bref c’était comme un voyage dans le temps.
Je me suis réjouie de me rendre compte que les vieilles traditions de PGLO demeurent toujours, génération après génération. Retourner dans l’auditorium Gérald-Despatie après tant d’années, revivre la folie du spectacle de danse, des ovations ma foi toujours aussi disproportionnées et surtout admirer le résultat du dur labeur de mes jeunes m’a beaucoup ému.
Je me suis mis à réfléchir sur l’importance de ces événements dans la vie des adolescents. Ce genre de projets stimule toutes leurs capacités de création, d’organisation et de réalisation de soi. J’en ai parlé avec eux et je suis contente de savoir que pour plusieurs d’entre eux la préparation de ce spectacle est un moment inoubliable de leur cinquième année du secondaire.
Ils m’ont exprimé la fierté qu’ils ont ressenti pendant et après le spectacle, comment la réaction du public les a enchanté; une des jeunes que j’ai interviewée m’a avoué avoir pleuré après la dernière représentation.
Des élèves motivés et créatifs
Il faut dire que c’est beaucoup d’émotions, surtout les premières fois qu’on vit l’adrénaline suscité par un tel spectacle. Les jeunes m’ont aussi confié avoir apprécié de passer du temps avec toute l’équipe de production. Ils ont formé une petite famille le temps de la préparation et de la présentation du spectacle, avec les bons et les mauvais côtés que peut apporter la vie de famille.
Pendant les semaines de répétitions, j’ai entendu plusieurs anecdotes conflictuelles de la part des jeunes. Mais je crois que de tout le processus, ils n’ont gardé en mémoire que les bons souvenirs.
Je leur ai ensuite demandé s’ils croyaient aux traditions de PGLO, s’ils les voyaient se poursuivre avec les années. La réponse d’Alexy m’a accrochée : «Je pense que si les profs comme ceux qui se sont impliqués restent à PGLO, il y aura toujours des élèves motivés et créatifs pour faire des trucs. Même des anciens élèves sont venus nous aidés. »
Ça m’a rappelé à quel point lorsque nous les encadrons dans de telles réalisations, nous prenons beaucoup d’importance à leurs yeux et qu’ils comptent sur nous pour les initier à de tels projets. Je suis aussi contente en tant qu’ancienne élève de PGLO de savoir que les élèves ont toujours autant de « guts » que dans mon temps…
Harlem Shakes
Pour participer au phénomène festif et maintenant planétaire des Harlem Shakes, la maison des jeunes organise ce vendredi 15 mars, un rassemblement énorme.
Tout le monde est invité à venir danser avec nous, costumés ou non, sur le site de la maison des jeunes d’Outremont, au 530 avenue Querbes dès 15h30. Qu’on aime ou non cette nouvelle tradition qui se propage, il s’agit surtout de se rassembler pour le plaisir, de laisser aller son imagination pour se défouler un peu. Nous espérons vous y voir!
À bientôt (Texte de Gaëlle Baumans et Marc-André Durocher pour l’Espace-Temps)