D'autres questions du public
Ginette Chartré est venu au micro à propos des treillis sur les balcons. «En premier lieu, je voulais vous remercier vraiment d’avoir actualisé le règlement sur l’interdiction des treillis sur les balcons en façade», a-t-elle commencé. «Maintenant, il ne reste plus qu’à mettre en vigueur ce règlement afin qu’on puisse enlever ces treillis-là.»
«Je voulais vous proposer, pour les gens qui ont besoin d’une cloison d’intimité, que la Ville puisse leur suggérer quelques modèles de cloisons qui sauraient répondre d’une façon esthétique à leur besoin tout en respectant le patrimoine. Pour tous, nous devons préserver une qualité visuelle. Nous devons respecter notre patrimoine quand il n’y aura plus de treillis en façade et que les treillis d’intimité auront un certain esthétisme.»
«J’ai photographié des treillis d’intimité déjà installés à Outremont et qui sont de toute beauté. L’arrondissement pourrait proposer différents modèles auxquels les citoyens se référeraient pour faire leurs aménagements et arrangements de terrasses et de balcons.»
Selon la citoyenne, trop souvent, les résidents emploient des treillis disgracieux et rarement adaptés à l’architecture et au dessin des bâtisses. Selon Madame Chartré, quand on dit défendre le patrimoine et l’esthétique de l’arrondissement, on ne saurait tolérer des installations improvisées qui enlaidissent l’aspect visuel des rues d’Outremont.
«J’ai fait ma demande au service d’aménagement pour les treillis en façade. J’ai même aidé ce service de l’arrondissement en répertoriant dans mon environnement proche, les 49 treillis qui contreviennent au règlement. J’espère que, sous peu, je n’aurai plus le déplaisir de les voir et que je pourrais marcher dans cette ville et la savourer visuellement. Elle est magnifique, je tiens à la préserver», a-t-elle conclu en remettant quelques photos de treillis de qualité aux fonctionnaires du conseil.
Le viaduc, c’est pour quand ?
«Lors de votre rapport du Conseil de ville, vous avez parlé du dossier du viaduc Rockland. Vous l’avez quasiment résumé en disant que ça allait se faire, on est content, il n’y a plus de risque, le parc à chiens déménage, etc., bref, vous l’avez présenté comme une bonne nouvelle», a commenté Étienne Coutu.
«J’aurais cru qu’une décision comme celle-là aurait fait l’objet d’une présentation un peu plus substantielle et je me sens dans l’obligation d’amener certains faits. Le projet voté coûtera 10 millions $ qui seront partagés entre les Villes de Mont-Royal et de Montréal. On comprend donc que l’arrondissement d’Outremont fera sa part pour 5M$ qui seront greffés sur les budgets d’Outremont probablement via la Ville de Montréal. Sauf que ces 10M$, c’est simplement pour prolonger la vie du viaduc Rockland actuel de 10 à 15 ans.»
«On sait qu’un appel d’offres est lancé pour ce viaduc dans le cadre des infrastructures du Campus Outremont, a poursuivi Étienne Coutu. Il fait partie de la liste des 25 appels d’offres soumis en janvier dernier. Donc on s’attend à une réalisation imminente de ce projet, dont la relocalisation des rails pour permettre la réalisation du campus. L’Université de Montréal prévoit toujours que ce sera en 2015. A-t-on présenté à l’arrondissement un scénario alternatif qui aurait permis de procéder immédiatement la reconstruction du viaduc étant donné que la reconstruction sera extrêmement couteuse et que présentement on fait juste reporter cette décision-là ?»
«D’abord, il y avait trois scénarios possibles et pas deux», a corrigé la mairesse Marie Cinq-Mars. «Le premier, c’était 1M$. Là on ne faisait que serrer des boulons pour un an et on recommençait alors que la structure continuait de s’endommager, de pourrir. Les spécialistes y voyaient un danger pour les gens qui transitent sur le viaduc, soit 21 000 personnes par jour.»
«Le deuxième scénario, c’est effectivement l’investissement mutuel de 5M$ des Villes de Mont-Royal et Montréal pour prolonger la vie de ce viaduc pendant 15 ans. Et cela permettait d’avoir une sécurité rassurante. 26 scénarios ont été présentés à la ville pour l’aménagement possible du nouveau viaduc quand le campus sera partiellement érigé, mais personne ne s’entend», se désespère la mairesse.
«Moi, il faut que je prenne des décisions. Il y a la question pécuniaire, mais il y a aussi la question de la sécurité des gens. J’ai un petit pouvoir d’influence, mais je n’ai pas ce pouvoir-là de dire »Hey, on va faire ça demain matin! » et on le sait, à la Ville de Montréal, ça traîne, ça traîne…»
«J’étais donc placée devant un choix. Est-ce que j’opte pour une solution à très très long terme où l’on va investir entre 80 et 100 millions $ et qui risque d’arriver dans… 3, 5 ou 15 ans; ou alors la solution intermédiaire qui fait que c’est sécuritaire; ou celle des boulons à 1M$ qui n’est pas sécuritaire à long terme. Alors, allons-y pour la solution intermédiaire qui a l’avantage de préserver pendant longtemps le parc Canin qui est très important pour les citoyens d’Outremont. Si on y avait choisi le gros chantier immédiat, le parc canin sautait…»
(À suivre…)